07.03.2006

 

Je ne sais jamais par où commencer, dois je être drôle pour garder mon lecteur jusqu’au bout ?

Et puis pourquoi s’intéresserait-on à mes écrits ? Qui suis-je pour prétendre avoir un quelque oncques intérêt à vos yeux ? Je crois que chacun d’entre nous à quelque chose d’intéressant à raconter. Pour mon cas je pense avoir dans les tiroirs de mon passé quelques histoires qui méritent de vous être contées. Je ne parle pas évidement de la fois où j’ai dormi une journée entière ou la fois ou j’ai déféquer dans le panier du chien pour qu’il se prenne une correction, sans parler de la fois où j’ai ouvert le ventre d’un nouveau né avec un tournevis. Non tout cela n’est que banalités et je finirais par vous endormir. Je pense au contraire à toutes ces fois où j’ai senti que je dépassais les limites et que le monde entier en voulait à ma tête. J’ai toujours voulu laisser une trace de moi dans cette époque, dans cette société. Comme un sculpteur, un comédien, un musicien. J’ai des talents exceptionnels, même si les journaux appellent ça de la boucherie. Je sais que dans quelques années on saura me juger à ma juste valeur, Je suis un artiste, n’en doutez pas, et déjà mon nom veut dire quelque chose pour vous et bientôt pour le monde entier.

 

Très tôt pendant mon enfance j’ai voué un véritable culte aux tueurs en série. En particulier, Jack l’éventreur était pour moi une idole. Ses méthodes et son côté magique m’impressionnait.

Encore de nos jours on ne connaît pas l’identité ni les motifs du tueur. Alors on a parlé d’onanisme, de frustration envers les femmes, d’homosexualité, de secte, de magie noire, d’un membre de la famille royale, ou du médecin personnel de la reine…n’importe quoi.

Plus j’avançais dans mes recherches plus une piste me semblait juste. Jack l’éventreur était en fait : un blagueur. Doté d’un humour acéré, il tuait les seules personnes possédant un sens de la franche rigolade, c'est-à-dire les prostituées, qui parmi les anglais étaient les moins coincés. On notera d’ailleurs sur certaines photos des victimes un rictus prouvant que les jeunes filles s’étaient bel et bien tapé le cul par terre suite aux fameux calembours du « Grand Jack ».Evidemment la police aurait due aller enquêter dans les salles de spectacles où se produisaient les humoristes, il suffisait de choisir celui qui avait l’humour le plus tranchant.

La solution était pourtant évidente, il n’y avait qu’à voir dans quel état il laissait ses victimes !!

Avec les tripes étalées à côté du corps qui marque le côté absurde très cher aux anglais, Jack marquait d’un sceau indélébile son style inimitable et déjà tordant. J’entends déjà les réactions des policiers qui ont découvert les corps : « Ah ce Jack quel sacré farceur, il a fait une blague aux gars de la morgue !!Quel con, il n’en loupe pas une !! » Quand aux coups de couteau dans le bas ventre, vous l’aurez compris, il s’agit d’un hommage au sens de l’humour français très en dessous de la ceinture. En cette époque où chacun ne pensait qu’à son confort, Jack l’éventreur a su mettre en valeur des gens dont on ne parlait pas assez comme les prostituées et les médecins légistes. Merci a lui.

Encore un artiste incompris, qui se fera reconnaître je l’espère par le futur. Il a su m’apporter une autre dimension au crime. Grâce à lui j’ai changé ma vision de l’existence. J’ai décidé de ne faire que ce qui me passait par la tête sans mesurer les conséquences.

 Ainsi je suis devenu le créateur et initiateur d’une nouvelle philosophie.

 

 Dans l’antiquité les hommes se sont imposés des règles à respecter pour le bon fonctionnement de la société, de la civilisation. Ils ont du donner des noms à des pulsions qu’ils ont appelés « sentiments ».Ainsi l’amour naissait pour excuser la brutalité de la baise, et l’amitié fut créé pour éviter l’homosexualité. Tous ces principes furent récupérés par des sectes humoristiques, basée sur des messies (premiers one man show à messages, portés par le charisme du comédien, rappelez vous Jésus qui transformait l’eau en vin pour épater la galerie, ou Moïse qui inventa l’humour juif bien avant Dieudonné). Le but de ses sectes, peu scrupuleuses avec les droits d’auteur, récupérer un maximum de la population, pour faire leur bizness. Très étonnant ce sens du spectacle et de l’autodérision qui poussa les Gourous chrétiens à s’habiller avec de longues robes et tout un tas de bijoux improbables, marqués par un sens de l’humour un peu déplacé puisqu’ils n’hésitèrent pas à s’infliger autour du cou des croix avec un petit jésus cloué dessus. Mais ne leur jettons pas la pierre car sans ces saints hommes aurait-on pu profiter des guerres de religions, qui font briller le palmarès de la  France au niveau des grands massacres de l’histoire. Et la pédophilie, qui est devenu aujourd’hui encore une fierté et une création complètement chrétienne que nous envient encore les belges. Alors oui c’est vrai, les allemands sont allés très loin dans l’humour noir, mais n’oublions pas que dés qu’il nous fut possible avec l’église catholique d’égaler leur style, nous n’y

sommes pas allé non plus de main morte. Quand aux juifs autant vous dire que je suis complètement fan. Qui avant eux aurait osé massacrer avec un tank un enfant arabe,  armé seulement d’un lance pierre? Et la tenue de leurs gourous ? Peut-être l’une des plus amusante et des plus absurde. Mais une question  se pose : qui a décidé un beau jour que ces hommes devraient porter ces affreuses couettes et s’affubler d’un costume aussi laid ? Pourquoi, pour nous transmettre leurs conneries les religieux se déguisent ? Faisons un pas dans le passé…

 

-        Hé Jacob !

-        Qu’est ce que tu veux Jean Pierre ?

-        Comment tu vas t’habiller pour ton show ?

-        Bah je sais pas, mes belles fringues sont au sale. Je pensait me faire un costume avec deux trois conneries qu’il reste dans mon placard !! Et toi ?

-        Pfff ! J’ai bien une vieille robe  de ma mère Avec ses bijoux et un peu de maquillage ça peut être marrant

 

 - Oooh le con hé !!T’es un malade j’y crois pas !! Hé, j’ai une idée et si on faisait le concours du costume le plus con ?

 

Il est dur encore maintenant de départager les deux équipes. Alors vous allez me dire : « Et les arabes ? » mais je ne préfère pas en parler car le temps montre bien que leurs gourous n’ont fais que copier les deux premières sectes. Le seul bon point qu’on peut donner aux arabes est la création de cette langue hilarante basée sur des onomatopées délirantes.

Le but de ces sectes étant de contrôler le peuple pour éviter qu’il fasse des conneries.

Ils créèrent des lois mais aussi les astérisques. Par exemple « Tu ne tueras point* » si on regarde bien dans la Bible, le Coran et les autres recueils humoristiques on peut voir marqué en petit en bas de la page « * sauf si  c’est nous qu’on te dit de le faire ». Ainsi la religion excusa les massacres, ce qui est somme toute normal. Et là  vous allez me dire : «  et les viols ? »

Vous le savez le mot « VIOL » à été inventé par les femmes qui n’avait pas trouvées leur compte après un acte sexuel. Ensuite on l’attribua à l’acte de ne pas demander à la jeune fille avant de lui éjaculer au visage ou dans l’un de ses orifices. Comme si il fallait demander. Est-ce qu’un enfant se plaint quand on le baise à plusieurs dans une cave avec des amis notables ?

 

Vous l’avez compris tout est une question de point de vue. Pour ma part j’ai décidé d’oublier tous ces principes. Tuer si ça me chante, humilier qui je veux comme je veux, piller, torturer mais aussi amuser faire rire et laissé ma marque de fabrique.

 

Ce jour là, j’avais décidé de m’amuser, j’avais passé la nuit à écouter les plus grands tubes de Dario Moreno. Je ne sais pas pourquoi je suis fan de ce mec. Sa musique me transporte et la profondeur des paroles me laisse souvent pensif. Je trouve par exemple que la fausse légèreté des propos, soulevant très souvent de vrais casses tête chinois, permet d’apprécier la mélodie et la musique. Carlos plus tard à tenté de devenir le nouveau Dario Moreno, mais en vain. Je ne crache pas pour autant sur l’interprète dont les premiers textes écris par son ami de toujours, Joe Dassin, lui valurent de grands succès commerciaux comme « Senior Météo » « Le Bugallou du loup garou » et j’en passe. J’aime la sympathique « Bamboula » du généreux Carlos mais elle ne détrône pas « Quand elle danse » ou « le marchand de bonheur » du grand Dario.

Ma cassette de Dario dans mon walkman, coiffé d’une casquette noire dévoilant à peine  mon regard et flanqué d’un long manteau en cuir noir je déambulais dans les rues animées de ma ville Montigny le Bretonneux. Ville dortoir où de jeunes cadres laissent leurs enfants s’épanouir dans des écoles et centres d’animations. Ecoles où des fonctionnaires blasés sont tous les jours tentés par les petits culs boudinés de vos rejetons. Ville sans âme où des politiciens sans parties, s’amusent avec nos impôts. J’avoue avoir été séduit par la politique, avec ses trahisons ses complots ses mensonges…mais il y’avait un bémol. L’homme politique n’intéresse que les femmes laides  et son humour reste en général très limité, comparé aux religieux qui se base eux sur des mensonges absurdes d’où la performance.

J’avais envie en ce jour de faire quelque chose d’extraordinaire, de commencer mon œuvre.

Aussi il me fallait une arme amusante et décalée qui pourrait faire se pisser dessus le lecteur des faits divers. Je remarquais parmi la foule une vieille dame accompagnée de sa petite fille sortant d’une boulangerie.

-        Une bien jolie petite fille que vous avez là !!

-        N’est ce pas qu’elle est adorable !!

-        J’ai cinq ans.

-        Ferme ta gueule c’est à ta vioque que je cause !!

-        Mamie, le monsieur il a dit un gros mot.

-        Espèce de vaurien !

-        Excusez moi j’ai le syndrome de Gilles de la Tourette, je dis des grossièreté sans pouvoir me contrôler !! je suis vraiment désolé

-        Oh mon pauvre petit, oui je connais cette maladie, ce n’est pas grave vous êtes tout excusé.

-        Et mon poing dans ton cul pendant que ta petite pute me pipe !! Je suis vraiment désolé, pour me faire excuser, salope, puis porter votre cabas jusqu'à chez vous, gros tas de merde ?

-        C’est gentil de votre part, a mon âge on pas la même force que quand on a vingt ans…

 

-   Tu dis ça pour que je t’encule ? Excusez moi !!

-        Mamie ça veut dire quoi «  je t’encule » ?

-        Ma bite dans ton cul morue ! Oh je suis tellement gêné !!

 

Quelques minutes plus tard je me trouvais devant un petit pavillon bourgeois très fleuri, dont les pelouses, envahis par des nains de jardins, grouillaient de fleurs plus colorées les unes que les autres. La vieille ouvrit la porte d’entrée et me fit signe de déposer le cabas dans le couloir alors que la gamine se dirigeait vers un grand  escalier.

 

-Merci mon brave monsieur et bon courage pour votre maladie ! Heuuu, puis je vous offrir à boire ?

-Ah ce n’est pas de refus !!

- Je n’ai pas grand-chose à vous proposer, je n’ai que de la limonade ou de la bière chinoise…

- Va pour une petite bière chinoise !!Dites moi vous êtes loin de tout ici, personne ne vient vous voir ?

-Oh j’ai bien ma fille qui passe de temps en temps pour que je garde la petite, mas sinon tous mes amis ont disparus.

-Ah merde ! Mais c’est marrant ça !! Comment c’est arrivé ? Ils ont disparus comme ça ? Pouf avec un petit nuage de fumée derrière ?

-Mais non voyons, ils sont morts !!

-Je plaisantais la vieille. Bon bah c’est cool tout ça, je vais m’installer ici alors.

-Pardon ?

-T’excuse pas, je vais t’exécuter toi et ta petite fille, j’en ferai autant avec ta fille ce soir quand elle viendra chercher sa progéniture et je resterai une petite semaine pénard avec vos cadavres et puis je partirai à la recherche d’autres victimes !!Aaah excellente votre bière !!

-Mais les gens vont s’inquiéter de ne pas me voir faire mes courses et puis la gamine qui n’ira pas à l’école et ma fille qui n’ira pas au travail !!Et puis j’oubliais, mon beau fils va s’inquiéter !!

- Bien joué la vioque !! T’as raison je vais changer mes plans.

-Dieu merci ! Si vous voulez j’ai de l’argent là haut et aussi des bijoux de grande valeur !

-Tu m’as pris pour qui ? Je suis pas un voleur moi je suis un philosophe. Et puis pense aux enterrements la vieille ! Va lui falloir du poignons à ton beau fils pour assurer pour vous trois. Non c’est pas sérieux et puis ça serait pas humain.

-Qu’allez vous nous faire ?

- Ecoute j’ai plusieurs idées, je suis plutôt hésitant. Tu comprends j’ai pas envie de louper mon entrée. En tout cas je sais qu’il faut que je laisse un message avec mon nom d’assassin en signature. Le problème c’est que j’ai pas trouvé encore de nom.

- Pourquoi ne pas prendre votre vrai nom ?

- Non c’est nul et puis y’ a pas de mystère !!

-Je disais ça pour aider moi !

-C’est sympa Mamie mais ton aide ne m’est d’aucun secours !!Ah je sais comment s’appelait ton Jules ?

-Vous n’allez quand même pas…

-Son nom ?

-Maurice Vanier

-Yeees ! Maurice !!Je sais : Maurice le vice !!Hahahaha terrible, Maurice le vice !!J’adooore !

-S’il vous plait, allez vous en. Laissez nous tranquille.

-Bah non Mamie, faut te faire une raison. Mais ne t’inquiète pas tout va être fait avec beaucoup d’humour. J’ai prévu de marquer sur les murs avec le sang de ta petite fille : « Langouste m’a tué » hahaahahah mortel non ? Allez soit pas rabats joie marre toi !!Te retiens pas !!T’as pas compris ou quoi ? « Langouste m’a tué » en référence à « Omar m’a tué » !!Homard, Langouste, tu comprends ?

-Vous êtes un monstre !

-Bah oui.

-Ma fille est handicapée elle est en fauteuil roulant depuis trois ans et elle a le courage de se battre dans sa vie de tous les jours et d’élever sa petite…

-D’élever sa petite ? Excuse moi de douter mais pour l’instant c’est toi qui t’en occupe de la môme. Par contre c’est un excellent tierce : une vieille une gamine et une handicapée !!Maurice le vice commence en toute beauté !! Bon je vais

d’abord te casser les jambes pour pas que tu bouges, je vais chercher la petite, car je vais commencer avec elle et ensuite on attendra ta fille et je finirais par toi.

 

Il y’avait dans l’entrée une canne pour la marche à pied que je saisi. La vieille commençait à cavaler dans le couloir pour prévenir l’enfant. Elle gambadait dans l’escalier en hurlant, les larmes aux yeux, tentant la dernière chance. Moi je prenais mon temps, j’appréciais les photos misent sous cadres accrochées au murs. Le fameux Maurice en photo avec sa femme tous deux en noir et blanc, que dis je, en jaune et blanc. Un couple qui paraissait heureux et pleins d’espoirs dans la vie. Si tu savais Maurice tu serais mort d’inquiétude.

La vieille hurle de plus en plus fort, les larmes et la morve coule le long de son vieux visage. Pour la première fois de ma vie je sens l’odeur sucrée de la peur. Elle est là devant moi serrant contre elle le petit corps de sa petite fille telle une vieille lionne protégeant son petit.

Elle me menace, mais je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit car la petite aussi pleure et crie. Mon rire semble leur glacer le sang car elles s’interrompent.

-Tu ne l’auras pas !!

La vieille me lance un regard noir et d’un coup brise la nuque de la petite. Un léger craquement et le corps sans vie de l’enfant vient s’écraser sur la jolie moquette bleue.

-Mais voyons pourquoi t’as fais ça Mamie ? Je déconnais ! J’allais rien vous faire.

Autant vous dire que lorsque j’ai laissé la vieille, seule dans sa maisonnette, mes rires étaient couverts par ses hurlements. Alors oui j’avais prévu de les liquider toutes les trois mais le renversement de la situation imposé par la grand-mère à fait que j’ai du m’adapter. Je n’ai pas pu signer ce crime mais j’en suis tout de même très fier car même s’il reste très propre, il marque le début d’une carrière très amusante et non sans

surprise. Un artiste se doit de faire face à toutes situations quitte à changer ses habitudes.

Amusé par cette scénette je me redirigeais vers le centre commercial à la recherche d’un nouveau gag. Je n’avais pas perdu ma journée car j’avais enfin trouvé mon nom de scène et prochainement tout le monde allait le craindre.

 

Souvent les hommes attendent devant les magasins de lingerie, que leurs femmes trouvent leur bonheur. Un bonheur vain car une fois le mariage consommé les hommes se réfugient vers des plaisirs solitaires comme le foot, les échecs, le squash et les minettes de dix huit ans.

Alors pourquoi continuer à s’épiler l’entre jambe puisqu’à part des doigts furtifs personne n’osera y mettre les pieds. Pourquoi chercher à être séduisante en lingerie érotique lorsqu’on a pas ou plus le corps adapté. La vie est cruelle avec les femmes de plus de trente ans. L’érotisme meurt pour faire place à la réalité. Et c’est là que j’interviens. Pendant que monsieur attends sagement dehors moi je rentre sans hésiter je fonce dans une cabine sans que personne ne me remarque. Je pose ma main sur la bouche de la femme qui essaie un soutient gorge rouge en dentelle. Avec mon stylo à bille je lui crève les yeux alors qu’une chanson de Linda Lemay qui passe à la radio, couvre les hurlements de douleur. Avez vous déjà entendu le bruit d’un œil qu’on crève ? En fait c’est un bruit presque impossible à décrire. Ca fait comme un « PLOP » avec un léger craquement. En tout cas elle se débat la grosse alors je lui crève la carotide à coups de stylo. Puis je m’amuse à lui planter  dans tous les coins, sa robe négligemment posée au sol absorbe le sang qui jaillit dans tous les sens. Je la fini a coups de genoux dans le visage. Puis calmement j’écris avec son sang sur le miroir « Plus fort que l’épée, la plume. Maurice le Vice ».Voila un message splendide qui touchera les férus de littérature. Je ne suis pas qu’un comique je suis aussi un grand auteur dramatique aux messages puissants.

Je regarde au rideau personne ne soupçonne mon acte de bravoure alors je m’en vais aussi discrètement qu’a mon arrivée. Une fois dehors je ne peux m’empêcher de chercher parmi ces hommes aux cadis remplis des courses de la semaine, qui est l’heureux élu. Après presque une heure j’en remarque un qui semble s’impatienter. Il laisse son cadis en plan avec pour unique gardien un petit garçon d’environ quatre ans. Alors que cet homme se prépare à découvrir sa femme plus sexy que jamais, je me permets d’emmener son rejeton avec son cadi plein. J’ai ainsi mes courses pour la semaine est un cobaye pour mes prochains exploits.

Le soir alors que j’épluchais le visage du petit avec un cutter, j’entendis aux infos nationales qu’on parlait de moi. Mieux encore il avait une vidéo de mon entrée et de ma sortie dans le magasin. Oui c’est vrai je passe très bien à l’écran dommage qu’on ne voit pas mon visage. C’est à cause de cette foutue casquette. En tout cas mon look est impeccable, le grand manteau en cuir noir qui touche

presque le sol, les vêtements noirs et la casquette vissée sur mon crâne rasé à blanc, c’est très cinématographique. La journaliste n’arrête pas de qualifié mes actes de « monstrueux » « infâmes » « barbares » c’est très élogieux je ne sais pas si je mérite, ce n’est qu’un coup d’essais. J’aime aussi le discours du père

qui promet de me faire passer un sale quart d’heure si je touche à son gamin. Trop tard…Je l’ai épluché comme on épluche une pomme avec de temps en temps un peu de sel pour faire comme dans « l’Arme Fatale » quand Danny Glover se fait charcuter par les méchants. Le petit est mort dans sa merde. Dés les premier coups de cutter il s’est chié dessus puis évanouit, cette lopette. Pour rendre hommage au film « SEVEN » j’ai découpé la tête que j’ai envoyée par colissimo au cher papa.

J’ai passé une journée entière à tout nettoyer ma cave. On a parlé de moi le lendemain sur toutes les chaînes. «  Le nouveau massacre de Maurice le vice » Même dans les journaux on parle de moi avec en couverture une image  de moi prise sur les vidéos de sécurité du magasin de lingerie. La grande classe je suis déjà une star. Fini les virées incognito au resto du coin. Fini les courses au supermarché. Maintenant ils vont en vouloir en ma vie privée. Me prendre en photo en train de massacrer les stars du moment. Je ne vais plus pouvoir me déplacer sans signer des autographes. Ah la célébrité !

 

 

C’était un hiver très brumeux, la neige avait laissé place à la glace. Les gens préféraient rester au chaud chez eux prés de leur cheminée. Il y avait à dix minutes de chez moi une petite forêt que l’on devait traverser lorsqu’on était à pieds pour aller vers le centre commercial. Vers dix neuf heures il faisait déjà nuit et l’on ne pouvait distingué un corps à un mètre de nous tellement le brouillard était épais. Vêtu de mon terrible costume déjà légendaire, j’errais tel un fantôme parmi les

 arbres à l’affût d’une nouvelle proie. Et puis il y’eut cette église qui se dessinait au loin et qui monopolisait mon esprit. Je me devais d’y aller. Je m’intégrais parfaitement au décor très gothique mis en valeur par le brouillard toujours plus lourd. Seule la lune éclairait la scène d’une lumière bleuté absolument divine. Après avoir défoncé la porte d’entrée je trouvais le propriétaire des lieux alerté par le bruit de la porte. C’était un homme d’une cinquantaine d’années les cheveux poivres et sels, et les yeux d’un bleu très clair. Il était assez corpulent rappelant Frère Tuc le compagnon de fortune de Robin des bois. Je ne lui laissais pas le temps de parler et le frappais au visage à plusieurs reprises avec une lame de rasoir. Je le ligotais sur l’autel, décrochais la grande croix ou était toujours clouté Jésus.

Je déculottais l’abbé puis lui enfonçais brusquement la grande croix dans son auguste postérieur. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvrais gravé sur le visage de ma victime un sourire béat répugnant. Il fut pendu puis sodomisé par la croix jusqu'à faire craquer définitivement son bassin. Son anus fut  complètement déchiré. Le résultat ne ressemblait à rien d’humain. On aurait dit une marionnette du Muppet show posé sur son socle avant utilisation. «  Telle

était sa destinée, Dieu s’est amusé ce soir et a fais venir l’Abbé Fessard au ciel pour le remercier de cette fameuse scène pornographique mais distrayante. Merci a lui. Votre dévoué .Maurice le Vice. » Ce message fut retrouvé par les flics baignant dans le sang et dans la merde de l’abbé. Ce fut un scandale, monsieur Sarkozy se déplaça lui-même pour dénoncer cet acte de barbarie. Dans les écoles on fit une minute de silence en hommage au pauvre curé. Souvent les enfants sont obligés de marquer un silence à cause des gens d’église. « Tu ne diras rien à Papa et Maman sinon tu iras en enfer ».

 

J’étais un peu lassé par toute cette violence gratuite. Il me fallait trouver un style de victime comme le Grand Jack. Les enfants ne me passionnaient pas, trop prévisibles. Les hommes non plus, trop fort donc trop risqué. Alors il restait les femmes. Mais pas n’importe lesquelles. Les trentenaires, celles qui lisent cosmo et se font des sorties entre copines, qui ne savent pas repasser ni faire la cuisine. Qui se reconnaissent dans « Le journal de Bridget Jones » « Les monologues du vagin » « Sex in the city » « Friends » etc.…

Celles qui s’éclatent entre elles en allant voir les Chippendales. Qui font du stretching du jogging, du speed dating pour finir seule devant la télé en mangeant des tartines de beurre de cacaouette. Celles qui font des procès aux hommes qui les sifflent dans la rue. Celles qui veulent le même salaire que les hommes à la même fonction. Celle qui élèvent leurs enfants toutes seules, et se font défoncer dans leurs rêves par le directeur général de la boite.

Celles qui se disent tout sauf vénales mais craque plus facilement pour un vieux moche milliardaire que pour un beau gosse miséreux. Celles qui veulent l’égalité avec les hommes alors qu’elles les surpassent en connerie.

J’avais ainsi un vaste choix et des victimes par milliers. Il fallait taper dans la secrétaire de direction, la commerciale, la conseillère municipale etc.…

 

 

J’avais tout pour moi, une image très marketing doublé d’une réputation énorme, un nom magnifique et une mission exceptionnelle. J’étais enfin prêt, La légende pouvait commencer.

Pendant un long mois de Janvier 2004, j’avais dépassé les records. Les flics étaient pourtant loin du compte en m’associant à seulement trente cinq meurtres, alors que j’en étais déjà au triple. Mais ils n’allaient pas tarder à découvrir le reste de mon œuvre. On parlait de moi partout dans les collèges et lycées. Au bureau, au restaurant, dans les bars. Le plus amusant c’était ces petites figurines que l’on pouvait trouver dans les magasins de jouets. Elles étaient sensée me représenter mais avouons le à part le costume, le personnage n’était pas très

ressemblant. Et puis pourquoi m’avoir attribué ces longues canines et ces oreilles en pointes ?

C’était grotesque, mais le monde des enfants est ainsi et on y peut rien. Tout personnage public doit accepter les bons et mauvais côtés de la célébrité. Je vérifiais tous les jours mon courrier, attendant avec impatience une invitation pour passer à la télé chez Michel Drucker.

 

-C’est avec une grande joie que j’ai l’honneur de recevoir Maurice le vice !!(Musique et arrivée de la star sous les applaudissements du public)

-Bonsoir à tous, merci Michel de m’avoir invité !

-Vous savez Maurice, vous faites maintenant parti des icônes françaises dont on parle le plus à travers le monde.

 -C’est le résultat d’années de travail, je dois dire que je suis assez fier !!

-Le grand public vous a découvert un talent caché puisque vous avez participez au concert des Enfoirés. Et votre duo avec Jean Jacques Goldman en a fait frissonné plus d’un. Expliquez nous ce qu’il s’est passé…

- Nous entamions un fabuleux duo sur « Le marchand de bonheur » de Dario Moreno

-Magnifique !

-Quand tout à coup Jean jacques s’est trompé dans les paroles. Etant un fan de Dario je n’ai pas pu me contrôler et j’ai éventré Jean Jacques devant des millions de spectateurs.

-Autant vous dire que la foule était en délire, Il s’agit du premier meurtre en direct, c’est incroyable.

-J’ai reçu un courrier énorme de soutient, le public est extraordinaire.

-Qu’est ce qui vous a poussé a participer aux Enfoirés ?

-Comme pour les autres stars j’avais besoin de fric et puis j’aime ce côté « on vous fait croire qu’on fait ça pour les pauvres, alors qu’il ne s’agit que d’une

super promo basée sur la tromperie » d’où le nom les Enfoirés. Mais suite à mon passage, il faudrait plutôt les appeler les éventrés. Le public va être soulagé de

savoir qu’il n’aura plus à supporter les braillements insupportables de Mimie Mathy et Muriel Robin.

-Et maintenant Philippe Gelluck va faire votre portrait. A toi Philippe !

-Bonsoir Maurice.

-Bonsoir Philippe.

-Mais alors qui est cet homme qui vient massacrer nos femmes dans nos propres foyers ? (Rires du public) Son costume rappel vaguement un Batman sado

maso … (Maurice le vice enfonce une aiguille à tricoter dans la carotide de Gelluck qui meurt, c’est logique, sur le cou)

-Philippe tu nous manques déjà, magnifique, ainsi s’achève l’émission d’aujourd’hui, je recevrai la semaine prochaine Nicolas Sarkozy pour la trentième fois. Soyez au rendez vous merci Maurice au revoir.

-Merci, Michel. Au revoir et vous autres à bientôt peut-être ! (Rires du public qui se chie dessus)

 

Il y’a des matins comme ça où on ne se rappelle plus ce qu’on a fait la veille. Je sais que j’avais pas mal bu, que je n’avais pas dormi chez moi et que je m’étais bien amusé. J’étais dans un grand lit aux draps roses. Avec une peinture merdique au dessus du lit représentant une meuf en train de tricoter. Le papier peint était en harmonie avec les draps et la peinture : à chier. Il y’avait un coin pour l’homme avec une pipe un numéro de playboy et des crottes de nez séchées  mal planquées sur les coins de la table de nuit. De l’autre côté un numéro de Marie Claire et un paquet de kleenex pour s’essuyer la bouche après suçage de nœud coulant. Au sol une moquette épaisse avec étalés par ci par là mes vêtements. J’avais mal au crâne. J’avais l’impression que le noir du CollaroShow tapait sur son putain de gong dans ma boite crânienne toutes les dix secondes, pour annoncer la pub. Je cherchais dans les salles de bain de l’étage où j’étais, une pharmacie. Sans difficultés je trouvai mon bonheur dans la salle de bain des parents. Bah oui des parents car il y’avait celle aussi des enfants vu les autres papiers peints dans les autres pièces, il n’y avait pas de doutes. J’eux confirmation lorsque après avoir franchis le rez de chaussée je trouvais dans la cuisine les restes de la famille. Il y’avait trois enfants deux garçons d’environ quatorze et dix ans et une petite fille de trois ans à peut près.

Enfant j’aimais « Monsieur Patate car on pouvait lui retirer son nez, changer ses yeux ses bras ses jambes…Avec cette famille j’étais retourné en enfance. Un sacré fou rire ce matin là m’empêcha de déjeuner correctement. J’avais devant moi la tête du père avec le nez de sa femme les yeux d’un des deux petits et le corps de la petite. A côté de lui le visage d’un des gars sur le corps de la mère, avec le nez du père et les yeux de la petite. Rien que d’y penser le rire m’empêche d’écrire. Ah c’est le genre de grand moment qui nous fait penser à nous les saltimbanques que notre vie et belle et pleine de surprises.

Dire que je n’ai pas eux de regrets ce matin là serait mentir. Je regrette aujourd’hui encore et même certaines nuits ça m’empêche de dormir.

C’est à cause de ce genre d’événement que je dis aux jeunes, ne buvez pas d’alcool vous allez louper de grands moments. Moi je regrette de n’avoir aucun souvenir de ce massacre. Oui c’est triste de ne pas pouvoir se rappeler des cris de douleur de cette pauvre enfant. Je m’en veux terriblement Je ferai tout pour me rattraper, je vous le jure.

 

 Après ce fabuleux p’tit déj’, j’étais léger comme l’air, heureux et bien dans ma peau j’aurai pu détruire la terre entière. Mais je n’oubliai pas que j’avais une mission, débarrasser la planète des pétasses de trente ans. Comme Balzac je me posais à une terrasse de café et j’observais les gens passer ou siroter à côté de moi. Il y’avait des couples fous amoureux ou au bord de la séparation, des personnes âgées débordantes de vitalité, au lieu de se laisser crever et d’arrêter d’espérer. Mais qui veulent-elles épater ? « Ah elle nous enterrera tous ! »        Ah oui ? On va en reparler demain ! A chaque fois que j’ai entendu cette phrase j’ai enterré vivant le vieux concerné et coupé la langue du blaireau qui l’avait prononcé. Je déteste la compassion pour les vieux, pour moi c’est comme les clochards ou les femmes de trente ans, ils doivent disparaître.

 D’un coup j’ai eux cette vision, trois femmes aux rires bruyants, se promenant bras dessus bras dessous, complices et amusées. Je décidais de les suivre et d’en apprendre plus sur elles…

Tous les vendredi soirs, Cathy dite Minouche, 35 ans divorcée mère d’une petite Céline, va prendre son cours de yoga avec ses deux meilleures amis Nathalie et Sandrine. Elles sont d’accord sur pleins de trucs comme le fait que la majorité des blondes soient très connes. Peut-être par ce qu’elles sont brunes. En tout cas, cette idée que la couleur des cheveux soit le relief du Q.I .d’une femme me plait beaucoup, je pense que ce genre de blague aurait beaucoup amusé Hitler qui lui aussi avait lancé ce genre de blague sur les juifs.

 

 Cathy et ses copines adorent se faire des soirées plateaux télé entre elles, en mangeant des cuisses de poulet sauce mexicaine, en bouquinant tous les journaux people de la semaine avec en fond la Star Academy qui rend hommage à Pierre Perret

-Moi si Tom Cruise me demandait de lui faire une gâterie dans les chiottes j’dirais pas non !!

-Hahahahah Sandrine t’es trop conne !!

Bref, des soirées à ne pas manquer. Ca faisait déjà un mois que j’avais remarqué leur rituel. Elles respectaient chaque vendredi les mêmes horaires. Comme si elles étaient programmées pour être connes tous les vendredi soirs.

La vie n’avait pas toujours été facile avec Minouche, son divorce avec Patrick l’avait laissé dépressive pendant  deux longues années. Deux longues années

sans pouvoir voir son bébé grandir. Deux longues années enfermée chez elle à pleuré et supplier Dieu de lui rendre sa vie.

Elle s’était battue pour devenir chef de rayon à Carrefour. Elle avait du en écraser des concurrentes, mais toujours la tête haute, elle s’en était sortie. Alors oui, évidement son ascension  lui avait fait oublier sa famille. Oui, son enfant était devenue une simple photo posée sur son bureau et son mari, un bras pour l’accompagner au restaurant, quand le chef du personnel réunissait les équipes. Mais pourquoi les hommes ont-ils le droit d’être égoïstes et manipulateur et pas les femmes ? Pourquoi elles n’auraient pas le droit, elles aussi de faire la guerre, de mettre des pantalons ? D’avoir des poils sur les couilles ?

 Comment ne pas partager cet avis tout à fait naturel. Trop longtemps les femmes n’ont été que l’ombre honteuse de l’homme. Un faire valoir. Un objet sexuel.

Mais mes chères, n’oublions pas qu’au niveau horreur, nous sommes encore au dessus de vous. N’allez pas y voir un machisme sous jacent. Non, je ne fais que remarqué ce qui est évident. La grande majorité des tueurs en série est masculine. La majorité des dictateurs responsables de génocides est masculine. Désolé, les filles! Pas de bol. Une autre fois peut-être ! Allez  sans rancune ! Et paf dans la gueule. Non mais ! Alors oui, on veut se mettre au niveau mais quand il faut se salir les mains là c’est autre chose hein ?

Oui on veut bien être pompier policier mais assassin ça c’est autre chose ! J’ai pas de robe pour tuer !! Je sais pas quoi mettre pour kidnapper !!

J’avais décidé de m’occuper de ses trois femmes un vendredi soir. C’était une soirée pyjama comme le font les adolescentes. La petite Céline était chez son père. Sandrine et Nathalie avaient amené leurs duvets. Ce soir là il passait « Quand Harry rencontre Sally » le film culte de la petite bande. Tous les volets étaient fermés, la télé à fond et dans la chambre de la petite caché sous le lit : votre serviteur. Quand le film fut fini, une longue discussion sur « Les hommes et le romantisme » débuta entre les trois femmes.

 

-C’est pas dans leur nature, ce n’est qu’un moyen de parvenir au but ultime : nous baiser.

-Pas tous !

-Arrête Nathalie tu sais très bien que Sandrine à raison.

 -Non pas mon Lionel ! Ca fait sept mois qu’on sort ensemble et il n’a jamais tenté quoi que ce soit avec moi, il est romantique, attentionné…

-Il a une petite queue ! Je ne vois pas d’autres explications !

-Vous avez pas entendu du bruit à l’étage, comme un rire ?

- Hé Jeanne d’Arc t’entend des voix ?

-T’es con Minouche, j’ai réellement entendu un rire…

-Arrête tes conneries tu deviens flippante là !

 

Le rire c’était bien moi. J’avais trouvé la manière dont j’allais zigouiller les trois gazelles. Une façon amusante de débarrasser la planète de trois emmerdeuses.

 

-Viens on va aller voir !!

-Mais si c’est un rôdeur ?

-On l’attache et on le viole !!

-T’es conne !!

 

Elles se suivaient en file indienne dans l’escalier menant à l’étage où étaient placées les chambres, elles ne semblaient pas très rassurées, épiant le moindre

bruit. Lorsqu’elles atteignirent la dernière marche avant le pallier je bondis sur la première faisant s’écrouler les deux autres telles des quilles dans l’escalier.

A leur réveil, les attendaient d’impayables blagues. Sandrine était ligotée nue à une planche à repasser. Prêt d’elle un fer chaud comme l’enfer n’attendait qu’une chose aplatir les plis de son corps laid.

 Nathalie fut horrifiée de découvrir quatre tuyaux d’aspirateurs placés dans ses parties génitales et dans son anus. Minouche quand à elle, a moitié morte les jambes et les bras sectionnés, attendait sur le plan de travail.

La séance de repassage fut longue comparée au ménage interne de Nathalie. Il y’avait une odeur de barbecue, ce fut la première fois de ma vie que je mangeais de la chaire humaine encore vivante. Quel plaisir de croquer dans une cuisse bien dodue qui se débat en vain.
Mes aspirateurs étaient trop puissants pour la pauvre Nathalie, la torture n’a pas durée longtemps. Les monstres électriques ont avalés ses tripes et ses entrailles à une trop grande vitesse. Alors oui, bien sur le spectacle de ce corps vidé était tout à fait exceptionnel, mais bon, dommage ! Quand je commençais à écraser les yeux de la délicieuse Cathy avec mes pouces, une sirène de police retentie dans mes oreilles. Comment avaient-ils été prévenus ?

Peu importe il me fallait disparaître. Dans la cuisine il y’avait une porte menant au garage et dans le garage une porte menant au jardin .Une fois dans le jardin je n’eux aucun mal à escalader le grillage et m’échapper dans les bois. J’appris

plus tard par la presse que c’était un cambrioleur, qui m’avait surpris pendant mon show avec mes trois assistantes, qui m’avait dénoncé aux poulets.

Il y eut un portrait robot assez réussit qui m’obligea par la suite à devenir comme Peter Sellers un pro du déguisement.

Ca me faisait penser à cette fameuse série l’Agence tout risque. Avec Hannibal le chef qui passait son temps à se déguiser. Ce qui était bidon c’est qu’on le reconnaissait à tous les coups car il avait toujours sa maudite sale gueule avec son cigare dans la bouche quelque soit le personnage qu’il interprétait.

Mon préféré c’était Looping car il parlait à sa chaussette qu’il enfilait sur sa main telle une marionnette. J’aimais sa folie et son sens de la réplique. Par contre Barracuda était un personnage ambigu. A la fois, héros à la force herculéenne, vieux bougon, et enfant fragile terrorisé par les voyages en avion.

Pendant que je me créais d’autres identités, je suivais de prés la presse. J’appris  par exemple que la dénommé Minouche avait survécu. Elle racontait en détail les sévices qu’elle et ses amies avaient du supporter. Une promotion exceptionnelle, j’aurai du la prendre comme attachée de presse. Au niveau du

courrier toujours aucune invitation d’Ardisson pour « Tout le monde en parle » dommage j’aurai bien fait une de ses interview avec Baffie, qui dit des conneries à côté.

 

-Amis de l’homme en noir bonsoir, je reçois aujourd’hui le monstre qui fait frémir la France entière : «  Maurice le vice ». (Musique à la mode sur laquelle Maurice descend les escaliers sourire aux lèvres, le public fait une standing ovation. Maurice fait la bise à Baffie et s’assoit en face de l’animateur) Alors

Maurice pour ceux qui ne connaissent pas c’est ça. (Des photos des victimes de Maurice défilent sur l’écran avec comme musique de fond des hurlements) C’est pas facile de vous avoir ici !!

 -Je suis très demandé en ce moment Thierry.

-Alors vu que nous avons le Killer le plus célèbre du pays sous la main faisons un interview « assassin » (lumière bleue + sample musical). Alors Maurice, est ce que violer c’est tromper ?

-Non si on n’y met pas de sentiments…

-Ouais…Est-ce que tu fumes des pétards quand tu égorges tes victimes ?

-Non par ce que la drogue c’est pas bien ça te grille les neurones. Et puis moi j’aime bien être conscient de ce que je fais. Et j’ai pas besoin de ça pour m’amuser. (Applaudissements du public)

-Ouais…Peut-on rire de tout ?

-Non, si on comprends pas, on peut pas rire…enfin je crois…

-Est-ce que Tueur en série ça marche auprès des gonzesses ?

-Ouais à fond elles veulent toutes que je les étripe !

-Faut ouvrir une boucherie !

-Ahhaahaha ce Baffie, il n’en loupe pas une !

 

Moi je suis fan d’Ardisson pour moi c’est l’incarnation parfaite du Diable. J’aime son côté vicelard et sa classe presque malsaine. En tout cas pour l’instant pas de nouvelles. Comme si les animateurs télé n’osaient pas m’inviter.

 

«  Une vieille dame devenue folle aurait tuer sa petite fille en lui brisant la nuque. » j’adore les faits divers c’est là que je place mes blagues les plus tordantes. Suite au témoignage de Minouche, je devais faire profil bas et me faire oublier en

 changeant de méthode. J’allais revenir au châtiment psychologique comme pour la petite vieille.

Il y’avait ce jeune adolescent qui habitait en face de chez moi. Le fameux Bruno Vallardy.

Agé de 13ans et bâti comme une bouteille de bière. Il était la risée du collège à cause de ses boutons qui grouillaient sur son visage. Il ne sortait que très peu et passait son temps à mater, caché, derrière son rideau, le moment où une des voisines allait se déshabiller dans sa chambre en face de chez lui. D’où j’étais je voyais tout. Les jeunes filles qui couraient en culotte dans les pavillons d’en face et le rideau du jeune homme qui tremblait au rythme d’une masturbation intense.

Alors certes je ne suis pas un modèle de vertu mais j’ai tout de même des valeurs et autant vous dire qu’il y’ a bien une chose que qui me dégoûte c’est le voyeurisme. Vous allez dire que je suis un peu vieille France, et bien soit j’avoue, je suis vieille France. Je m’imagine à la place du père de la jeune fille en culotte que l’autre petit enculé d’en face, mate en se secouant le bonzaï. Les larmes me montent aux yeux et une vague de chaleur vient faire rougir mon visage. Je hais Bruno Vallardy est je me dois de venger les pères de ses enfants qu’on épient.

Bruno Vallardy était un élève moyen, un suiveur qui passait ses journées à ricaner bêtement des sottises de ses camarades. Ses parents André et Véronique âgés de 42  et 38 ans étaient attentionnés et pleins d’amour envers lui. Il avait eut l’année dernière un ordinateur high Tech avec connection internet. Depuis il restait enfermé chez lui à s’astiquer le lombric devant des sites porno et ses fameuses voisines involontairement exhibitionnistes.

 Il aimait ses parents tendrement et pour rien au monde n’aurait voulu les décevoir.

 

-Allo Bruno ?

-Oui c’est lui-même. C’est Tonton Gérard ?

-Non c’est pas Tonton Gérard. As-tu entendu parler de Maurice le vice ?

-Le…le tueur ?

-Lui-même, au bout du fil avec toi et ce n’est pas une blague et si tu raccroches je viens t’embrocher comme un porcelet…

-Mais monsieur je…

-Ta gueule ! Ecoute moi, j’ai remarqué ton petit manége. Je t’ai vu te palucher derrière ton rideau en regardant tes voisines !!Si tu ne me crois pas tu n’as qu’à regarder à ta fenêtre en face sous le porche, tu me vois ?

-Oui je vous vois monsieur.

-Je pense que si tu es un petit peu intelligent, tu dois avoir peur maintenant, et tu as de quoi ! Tu as du entendre parlé de la fois où j’ai liquidé cette femme avec un stylo !? Ou ce curé retrouvé mort empalé !? Et ce maître chien qu’on a retrouvé avec deux bergers allemand enfoncés dans le rectum !?

Regarde moi dehors, dans ma main ma nouvelle arme une faucille, regarde la mort te défier mon petit Bruno Vallardy. Si tu es sage et obéissant je ne te ferais rien. Maintenant répète après moi :

Tu es un porc ! Répète !!

-Je suis un porc !

-Plus fort !

-Je suis un porc !

-Oui tu es un porc et le porcher c’est moi !!Tu es à mon service maintenant ! Veux tu que je vienne chez toi empaler tes parents. Leur éclater la mâchoire sur les plaques électriques brûlantes de la cuisine ?

-Non s’il vous plait ! Laissez moi.

Outré par mes propos l’adolescent m’avait raccroché au nez. Tous les soirs pour l’intimidé je passais devant sa fenêtre vêtu de mon célèbre costume une hache à

la main .Je l’imaginais tapis dans l’obscurité, en train de se chier dessus a chacun de mes passages. Il avait du prévenir les keufs car une semaine plus tard les hirondelles rôdaient dans la résidence alors je lui fis envoyer un colis

surprise, avec la tête de son caniche à l’intérieur. Puis une petite lettre lui fut envoyée :

Cher Bruno

Tu le sais je ne suis pas très content de ton attitude. Si tu ne reviens pas sur tes dires à la police

C’est la tête de ta mère  que tu trouveras dans le prochain colis. Je vais avoir besoin de toi prochainement.

Tu vas m’aider dans ma prochaine œuvre, en effet, tu vas m’apporter lundi prochain trois de tes camarades de classe

Dans le petit bois, prés de la clairière vers 18heures juste après les cours. Si tu respectes mes ordres à la lettre il ne te sera fait aucun mal ni à toi ni à ta famille.

Je compte sur toi.

Maurice le Vice

 

Ps : Brûle cette lettre après la lecture.

 

Le jeune Bruno Vallardy passa le lendemain sur toutes les chaînes télévisées. Il était responsable d’un canular, il avait fait croire à la police et à sa famille que le

tueur Maurice le vice l’épiait jour et nuit. Quel petit trou du cul ! L’étau commençait à peine à se refermer sur lui. Le lundi suivant, il me ramenait comme prévu trois jeunes chèvres. Ses meilleurs copains Guillaume, Stéphane et Thomas. Je n’ai eux aucun mal à assommer les trois gredins.

 

-Bruno, ton choix est assez étrange, pourquoi avoir choisi tes meilleurs amis ?

-Par ce qu’il n’y a qu’eux qui me parlent, personne d’autre n’aurait voulu me suivre…

-Mouais, soit, bon moi j’aurai choisi des nanas mais chacun ses goûts. Si tu veux que toi et ta famille reste en vie tu devras sodomiser tes camarades tout en les

émasculant lentement avec ce sécateur. Ils ne pourront pas bouger car je vais les attacher solidement.

 

-Mais qu’est ce qui me prouve que vous n’allez pas liquider mes vieux malgré tout ?

-Rien, vois avec ta conscience, en tout cas prends vite ta décision…

 

Bizarrement je n’ai pas ressenti de regret ou même de honte dans le regard de Bruno quand il effectua mon œuvre. Il fut un élève très appliqué. Sur la vidéo, on voit même qu’il a bien pris son pied. Il a ensuite pris le temps de creuser les trous pour les corps de ses amis. Je ne sais pas si il a été surpris quand à son arrivée chez lui, il a découvert le corps décapité de sa mère. Ca n’a pas du l’étonné non plus quand la police a trouvé dans son armoire le costume de l’assassin. Par contre je pense qu’il a du être étonné par la réaction de son père qui fou de rage lui a tiré une balle en pleine tête.

J’avais pris soin de laisser un mot prés du corps sans tête de la maman qui était adressé au père et disait ceci :

Papa,

Pardonne moi, mais si j’ai fais ça à maman c’est par ce qu’elle le méritait

Elle n’était qu’une pute qui te trompait jour et nuit avec  les jeunes des cités d’à côté. Je l’ai surprise

Des dizaines de fois en train de sucer des queues  ce qui est très troublant pour

Un garçon de mon âge, J’ai compris qu’il n’y avait que toi qui comptais pour moi

Et avec la tête de maman je t’offre mon cul ;

Ton fils qui t’aime

Bruno

 

Cette affaire fit un scandale, on avait découvert l’identité de Maurice le vice, il s’appelait en fait Bruno Vallardy, il était âgé de treize ans. La France était sous le choc, c’était la faute au cinéma et à la télé. Sarkozy instaura une loi qui interdit les scènes de violence au cinéma ou à la télé sous peine d’exécution

des responsables. Bruno Vallardy était devenu un monstre contemporain qu’on admirait où qu’on détestait Une icône moderne, utilisé jusqu'à saturation par les romanciers, cinéastes, humoristes, musiciens et philosophes. C’était dur pour moi qu’un autre récupère ma gloire et mes œuvres. Mais je devais pourtant mettre fin, pendant un temps ou peut-être définitivement à ma carrière d’assassin.

Je décidais de me mettre à l’humanitaire et d’aller sauver des vies…mon cul ouais ! J’allais pas laissé ce petit crétin profité trop longtemps de ma réputation.

Même crevé il fallait qu’il me fasse chier.

   -T’avais qu’a pas tuer ma mère.

   -Oh  lâche moi tu vois je parle avec mon lecteur.

   -Ouais mais je vais faire quoi aujourd’hui ? J’m’emmerde moi ici !

   -Je sais pas moi. T’es mort. Tu devrais même pas me parler.

   -Ouais je sais moi j’y suis pour rien c’est toi qui invente cette discussion, ce qui prouve que t’es vraiment un trou du cul ; Au début du Chapitre tu te fous de la gueule des religions et là tu nous tapes un plan mystique, tu fais pitié. Tu s’rais un chiotte je pisserai dans l’lavabo. Tu serai une pute j’éjaculerai dans l’cul d’un lépreux plutôt que toucher tes lèvres, t’es qu’une merde et ton bouquin même la Rive gauche voudra pas y toucher, même avec une putain de couverture style peinture abstraite, ça va être un bide ton éditeur mettra un contrat sur ta gueule par ce que tu auras ruiné son image.

   - Ca va t’as fini là ?

   - J’ai parlé des fautes d’orthographes ?

   - Non mais on s’en branle y’a un correcteur d’orthographe sur mon ordi.

   - Bon heu c’est pas tout ça, mais là j’ai du boulot. J’ai assez comblé pour ton livre de merde ?

 - Ouais ça va aller, j’suis juste un peu dans la merde, je sais plus de quoi parler, si c’est pour faire un bouquin avec des massacres le problème c’est que le public potentiel ne sait pas lire et préfère regarder des films avec Steven Seagal.

   Bon en même temps je vous ai pas tout raconté, mais va falloir vachement broder. C’est Balzac qu’était comme ça aussi. Le mec si tu regardes bien il avait rien à dire. « La peau de chagrin » par exemple si tu retires les descriptions et les phrases inutiles tu te rends compte qu’il n’y a rien. Il y’a d’autres cas de littérature ou par contre les descriptions son utiles comme par exemple SAS . Je cite : « (…) Graziella était une pute propre, une  de celle qui pouvait passer des heures à se nettoyer l’entre cuisse avec précision. Des petites bulles de jute  perlaient par ci par là sur les poils bouclés de sa toison intime, aux parfums enivrants rappelant ceux que l’on trouve sur les marchés thaîlandais après la saillis des enfants infidèles. Bref elle se lavait la chatte (…) » Moi j’adore la littérature, je trouve ça formidable.

J’aurai aimé être écrivain. Mais je crois que ça n’existe plus. Maintenant il n’y a plus que des gens à la mode, qui prennent de la coke et baise entre eux dans le luxe, tout en rédigeant des pamphlets, avec à chaque ligne une référence qui fait pouffer leurs amis cultivés. On se retrouve alors avec un recueil de références.

Et puis un écrivain c’est quelqu’un qui doit être vieux avec une barbe blanche et puis un air pensif tout le temps. Un mec qui serait persuadé qu’il y a un autre mec chez lui qui le persécute, et puis ça le rendrait fou. Où alors le mec il serait tellement idéaliste que la réalité le rendrait tellement guedin qu’il finirait par écrire pour les nazis…ça c’est bon. Même Balzac c’est pas grave si il était minable comme écrivain, tu vois que le keum il a fait des efforts, il s’est donné du mal pour faire ces descriptions toutes nazes. Alors respect quoi.

Quand j’étais à la fac je savais pas trop quoi foutre alors je suis allé où il y avait le plus de petits culs. C’est pour ça que j’ai fais Lettres. Les filles adorent cette voie. Ca demande pas trop de réflexion par rapport au sport mais par contre c’est vrai que quand t’es invité à une soirée c’est plus classe de dire « Je suis en Lettres classiques, oui j’étudie des textes que le commun des mortels ne pourrait pas comprendre… » que de dire « Je suis étudiant en sport… » Là on te rit à la gueule car tout le monde sait très bien que le sport s’étudie pas !!

«  Bonjour messieurs dames, sortez vos cahiers de football, le cours d’aujourd’hui porte sur les hooligans. Monsieur Vitrac arrêtez de lancer des boulettes de papier sur monsieur Lecame. Vu vos résultats au devoir sur les pom pom girls, vous feriez mieux de vous remettre dans le droit chemin. Alors, quand un hooligan lève le bras en criant « Heil » que veut-il dire ? 1) Vise plus haut 2) Mon sexe est grand comme ça ; 3) Heillo le soleil brille brille brille ;

J’attends vos réponses. La semaine prochaine nous parlerons de la stratégie au ping pong. »

J’avais un professeur de Littérature qui a fini dans le cinéma, Jacques Martinot

C’est lui qui est responsable du film « Jeanne et le garçon formidable » avec le « tango du séropo ». J’ai vu son film et j’ai ris comme un gosse les yeux brillants de bonheur. Il avait réussit avec ce premier film a me faire rire comme j’avais ris enfant devant Louis de Funés. Ce n’est pas trop le contenu ni le jeu des comédiens qui m’a amuser c’est juste d’imaginé ce professeur, qui avait réussit l’exploit de rendre chiant des textes qui me passionnaient avant, en train d’écrire un scénario pour le cinéma. Il s’en est très bien sorti, le film a fait pas mal d’entrées, et les gens semblent avoir appréciés. Sauf cette fameuse salle dans les Yvelines, à Montigny le Bretonneux, je crois, en effet j’ai appris par la presse que le public avait brûlé pendant la projection du film, un acte criminel apparemment… Si vous croisez monsieur Martinot dans la rue vous ne l’imaginerez pas professeur, encore moins cinéaste. Non quand on le voit on se dit, le pauvre ça doit pas être facile. Alors vous allez me dire : pourquoi ne pas l’avoir tué ?  Je vous répondrais alors : Du calme, je suis encore jeune et tous mes projets n’ont pas encore éclos. Mais ai-je envie de tuer cet homme ?

Oui évidement. Qui n’aurait pas envie de tuer un gars comme Martinot ?

Je pense que l’envie de tuer s’entretient grâce à des gens comme monsieur Martinot. Des personnes certainement très sympathiques, peut-être même appréciant cet imposteur de Balzac…Peut-être que monsieur Martinot est fan de mon œuvre et qu’il ignore que je suis un ancien élève à lui. Il a peut-être chez lui des morceaux de journaux avec les photos de mes victimes baignant dans leur sang. Si ça se trouve monsieur Martinot ri à pleine gorge tous les matins en regardant mes massacres dans les reportages télé, lorsqu’il déjeune avec son ami.

C’est même possible qu’il me compare à Lacenaire, d’ailleurs impeccablement interprété par Daniel Auteuil. Ah Daniel Auteuil, très bon comédien mais on peut pas dire qu’il soit un bon exemple pour les jeunes générations. Quand on voit comme il a triché pour passé son bac et puis le complot qu’il a monté avec Yves Montand contre Gérard Depardieu. Tout ça pour se taper Emmanuelle Béart. Mais bon c’est ça vie. En tout cas il à du bien avoir les boules quand il a vu que Michel Piccoli la dessinait à poil dans sa cave.

Ah Lacenaire ! L’assassin poète !...

Mais bon Maurice le vice ça le fait mieux quand même. Plus je réfléchis plus je me dis que monsieur Martinot doit être fier de moi. Il doit se demander ce que j’ai pensé de son film. Ca doit l’empêcher de dormir. En même temps je le comprends faut dire que je suis devenu une super star. Peut être qu’il va me demander de jouer dans un de ses films.

 

-Heu Coco t’es sympa, mais soit cool me fait pas chanter un Cha cha cha sur le cancer du colon dans ton film. Je suis pas le fils Demy moi Ok ?!!

 

Ceux qui pensent que je vais dire du mal de Martinot se trompe j’ai beaucoup de respect pour cet homme qui sans talent à réussit a devenir quelqu’un de reconnu.

Moi j’avais été connu mais une de mes pirouettes avait fait d’un autre une légende. Mais ne vous inquiétez pas je tenais ma revanche et j’allais prouver au monde entier que Maurice le vice était bien vivant.

 Solange Obriet 43 ans était élue à la culture, elle était fier de ses origines allemandes et entretenait son accent boche même si elle n’avait jamais été en Allemagne. En fait son grand père était français mais faisait parti des milices et a appris l’allemand à ses enfants. Un respect pour le troisième Reich qui s’est visiblement transmit de générations en générations. Le peu de pouvoir qu’elle avait en cette mairie, elle l’exploitait jusqu'à la dernière goutte. Elle organisait la propagande du Maire sans vergogne, on l’a voyait partout au côté de lui  dans la presse locale, à la télévision locale…Impossible de la louper. Et toujours cet accent…Si elle disparaissait ça allait faire du bruit. Elle était la proie idéale pour relancer ma carrière.

  

 

Solange était une femme très enveloppée et de grande taille, si elle avait été blanche avec une poignet sur le ventre on aurait pu la prendre pour un frigo, tellement elle était glaciale et mal foutue. Sa chevelure  blonde, dont la coiffure rappelait qu’elle n’y attachait aucune importance, et sa corpulence étaient les atouts d’une autre époque qui faisaient qu’on ne prenait pas le train mais qu’on le faisait prendre.

L’emploi du temps de Solange était très chargé elle était sans arrêt invitée à des concerts des pièces de théâtre, des meetings…elle ne se déplaçait que pour les petits fours et même si elle loupait les spectacles, elle y allait toujours de sa petite phrase : « Che n’ai chamais vu un spectacle d’une aussi krande beauté ! » 

Elle faisait frémir, d’ailleurs tous les artistes sponsorisés par la ville étaient obligés de lui bouffer la chatte pour avoir des subventions.

Vu la masse,  je me disais qu’il allait être difficile de traîner son corps.

Elle habitait une résidence modeste où elle présidait les conseils de quartier.

Elle avait des enfants qu’elle ne côtoyait que le jour des remises de bulletin.

Bertrand son aîné était venu en cours un lundi matin avec un œil au beurre noir et les dents de devant éclatées. Le vendredi soir d’avant il avait montré son mauvais bulletin à sa mère. Son mari René, au physique ingrat se rapprochant plus du balais a chiotte que de l’homme, n’avait été bon qu’a reproduire l’espèce car depuis la naissance des deux petits, elle en avait fait un légume. Difficile pour ce vaillant militaire aux idées proches du front national d’accepter le fait que chez lui il n’était que l’ombre de sa femme et que son serpentin n’allait plus jamais servir. Difficile quand on habite une telle résidence où les gamines grandissent si vite et prennent des formes et s’habillent de manière si impudique. Pour calmer ses élans obscènes René passait son temps à l’église jusqu’au jour où on retrouva le corps du pauvre abbé Fessard empalé par le cul par la divine croix du saint père. Il avait bien tenté les rares fois où Solange était là de remettre un coup et de vérifié si il était encore capable d’assurer. Mais à chaque fois en vain. Il faut savoir que si pendant sept ans la femme n’a pas eut de relation sexuelle son hymen se reforme. Solange était donc de nouveau vierge.

Et ça n’allait jamais changer.

Grâce à mes talents de comédien, je n’eux aucun mal à me faire passer ce jour là pour un journaliste.

 

-        Oui madame Obriet ?

-        C’est elle-même ;

-        Oui bonjour je suis Frédéric Le Petit, journaliste aux Nouvelles de Saint Quentin. Nous souhaiterions faire un portrait sur la femme qui fait avancer la culture. C'est-à-dire vous.

-       

-        Seriez vous d’accord, pour que l’on vienne vous interviewer et vous prendre en photo chez vous ?

 -…écoutez che ne suis pas très disponible ces temps si mais che peux touchours fou enfoyer un petit dossier sur moi.

-        C'est-à-dire que nous ne travaillons pas comme ça, il s’agit là de montrer autre chose de vous. On vous veut en couverture.

-        …C’est d’accord demain soir à vingt et une heure chez moi…

 

Elle m’avait raccroché à la gueule.

Le lendemain j’arrivais avec une demi heure de retard histoire d’énerver l’élue.

Elle m’ouvre la porte sans me parler ni me regarder. Je découvre une maison sobrement décorée,  sans vie. Je m’attendais à trouver des drapeaux allemands, des croix gammées…mais rien de tout ça. Elle s’assoit dans son grand fauteuil en cuir jaune et me dévisage. Je m’approche d’elle retrousse mes manches et lui envoi un direct à la mâchoire  et deux crochets dans la gueule suivis par un coup de boule dans son nez. N’importe quelle autre femme serait restée assommée au sol. Elle non, elle se relève le visage en sang et se jette sur moi. Elle me mord la joue droite et me griffe comme une lionne. Je la pousse sur le carrelage et cherche un objet à lui lancer, mais je saigne a flots, elle m’a arrachée un morceau du visage, la moitié de ma joue. Elle bondie du sol et me fout un coup de tête qui vient éclater mon nez. Je lui donne deux trois coups dans le visage et fini par lui mordre l’œil droit qui éclate dans ma bouche. Elle hurle comme une truie, alors j’allume la télé et mets le son à fond pour couvrir les cris de Solange. Je casse une bouteille de verre et me sert d’un morceau pour ouvrir le bide de cette traînée. Je refais la déco avec l’intérieur de madame. Avec la peau je fais un tapis que je mets face à la cheminée telle une peau de bête, sur laquelle les amoureux pourront batifoler. Je signe mon travail d’une carte sur la cheminée.

Chers Fans

Me voici de retour pour la grande joie de la presse. Vous n’imaginiez tout de même pas que ce môme était responsable de tous ces chefs d’œuvres ? Hahahha j’ai bien ris  en lisant les derniers articles sur ce morveux. Quelle imagination !

Me voici donc de retour, moi le vrai Maurice le Vice, la grosse Obriet est la première d’une nouvelle série qui va en faire frémir plus d’une.

 

Maurice le Vice.

Mon seul regret dans cette affaire c’est que le reste de la famille n’était pas là, au moment du passage à l’acte. J’ai du me faire opérer du visage, à cause de l’autre furie. Mon nouveau visage ne me déplaisait pas, il me donnait un côté monstrueux qui me rapprochait des figurines à mon effigie.

 J’avais pris des photos, des plus grands moments de la soirée avec Solange. Grâce à moi le journal « Entrevue » eut un de ses plus grands succès. Les photos du massacre furent un des cartons de la presse écrite. J’étais très fier car en plus de tout ça, les photos étaient artistiquement réussies.

La psychose était de retour dans ma bonne vieille ville de Montigny le Bretonneux. Les gens étaient méfiants et s’épiaient les uns les autres, on en venait à dénoncer son voisin s’il avait le malheur de mettre une casquette ou un  long manteau en cuir noir.

Des petits groupes de jeunes un peu gothiques me vouaient un véritable culte, collectionnant les figurines à mon effigie, les bandes dessinées retraçant mes plus grands meurtres. Mais aussi les fringues inspirées de mon costume. Les posters me représentant accrochés au dessus de leur lit.

Je décidais de me lancer en parallèle dans une carrière de chanteur de RNB.

Le premier Album « Maurice The Vice » fut un carton, le premier single : 

« Un chien mort dans ton cul » fut premier au hit parade malgré le fait que le clip fut étonnamment censuré. J’étais devenu une rock star. Le problème c’est que je n’avais rien fais ces temps ci pour entretenir mon image d’assassin.

Le grand public m’appréciait, j’étais devenu une fierté nationale.

Les parents se servaient de moi pour effrayer les enfants pas sages. « Si tu ne finis pas ta soupe je vais appeler Maurice le vice, il va te dépecer et t’enculer toute la nuit. »

Les adolescents boutonneux me prenaient pour modèle. Il y’avait de temps en temps des meurtres gentillets qui étaient commis en hommage à mon talent, mais en général ça ne cassait pas des briques. Mais c’était mignon et le geste me touchait évidement car je reste un homme. Toutes ses marques de sympathie me faisait chaud au cœur et j’avais envie de leur rendre la pareil en commettant un crime hideux comme jamais.

 

 C’est en écoutant la radio que j’appris avec joie la venue dans nôtre chère ville de la célèbre pin up : Isabelle Alonzo. Elle venait dédicacer son dernier recueil « Les hommes viennent d’Uranus…pour nous faire chier ». Voilà une femme qui avait depuis longtemps marqué mon intérêt. Elle se battait depuis des années pour l’épanouissement de la femme dans la société.

Comme moi. Nous partagions cette envie de faire de la femme autre chose qu’un objet sexuel. C’est clair que la femme peut –être un tout autre objet. Un objet décoratif par exemple. Il faut taper dans l’originalité. Rien de tel qu’une femme posée sur la télé plutôt qu’un cadre ou un napperon. Ou deux femmes dans une bibliothèque pour caler les bouquins. On sous estime vraiment la femme et en cela je rejoins complètement les propos d’Isabelle Alonzo. C’est tellement pratique une femme. Il faut savoir que le siècle dernier, les machines n’existaient pas et la femme prenait ainsi toute la place qu’elle méritait. Et puis il faut savoir qu’une femme est un animal certes mais un animal intelligent. Peut-être pas autant qu’un homme, n’exagérons rien. Une femme peut reconnaître un homme ou un lieu grâce à son odorat fin et son ouïe très sensible. Il faut régulièrement caresser la femme quand elle a été sage ou lorsqu’elle a fait une bonne action. Arrêtons d’être macho respectons les femmes, elles méritent d’avoir pour le même travail le même salaire qu’un homme, avec en plus une petite sucette pour montrer qu’on est content d’elle. Soyons plus affectueux avec les femmes. Et puis une fois qu’elle n’est plus bonne pour la reproduction, il faut savoir que la chaire de la femme est délicieuse et sa peau est très convoitée en afrique. Il n’y a rien à jeter dans la femme, c’est le bien le plus précieux de l’homme. Ma prochaine tuerie allait être difficile. Je n’avais rien à reprocher à ma victime à part le fait qu’elle soit connue. Alors pourquoi vouloir la tuer ?

Pour mon public, assoiffé de sang, qui s’inquiétait de ma santé, suite à cette longue pause sans violence.

C’était un jeudi très ensoleillé, les gens sortaient le sourire béat aux lèvres, comme si la vie était belle. Tout le monde était courtois et se disait « bonjour » et prenait des nouvelles les uns des autres, un vrai cauchemar. Evidement, les fleurs étaient somptueuses les pelouses d’un vert écarlate auraient fais pleurer un rasta. Les oiseaux sifflaient dans le ciel sans nous chier dessus. On se serait cru dans un Disney de mauvais goût (pléonasme ?).

C’est ce jour là qu’avait choisie Isabelle Alonzo pour dédicacer son livre. Elle était habillée avec beaucoup de goût comme à la télé. Un petit haut en mousseline noire laissant apparaître un soutient gorge en dentelle noire avec un petit nœud entre ses deux seins fatigués. Un superbe pantalon taille basse laissant apparaître les ficelles de son string, venait  finir de dessiner sa silhouette. Elle rayonnait, un sourire éclatant aux lèvres, et saluait la délégation municipale telle une rock star. Après la séance de dédicace, elle était invitée dans un petit restaurant, franchouillard, mais cher.

Cher mais attention surprise, le cuisinier est une célébrité ce soir !!Maurice le Vice en personne avec pour commencer une salade avec de la laitue, des tomates cerises, du fromage râpé, des petits morceaux fris de Rémi, l’ex cuisinier, mélangés avec une sauce cocktail.

 En plat principal, un gratin de poisson parsemé de lames de rasoirs. Visiblement le gratin est mal passé, vu l’état de ses joues trouées comme du gruyère. Un dessert un peu lourd pour conclure : une belle grenade. J’espère que monsieur Ruquier ne va pas m’en vouloir, je lui ai explosé une de ses chroniqueuses, mais bon il lui reste toujours Steevy. Ah oui j’ai oublié de vous dire, je suis aussi homophobe ! J’ai rien contre eux (sans jeu de mot), mon meilleur ami est gay. C’est juste que j’ai été très déçu de remarquer que les homos n’étaient pas aussi drôles que dans la « Cage aux folles ». Moi c’est ça que j’attendais, des mecs avec le poignet légèrement plié, avec des fringues roses, qui adorent les sushis et qui poussent des petits cris stridents « Ma biscotte, elle est cassée !! » c’est trop drôle ça !!J’ai eux aussi ce genre de déception avec les noirs !! Quelle surprise quand j’ai découvert qu’ils ne se baladaient pas tous en pagne avec une lance à la main et un os dans le nez. Par contre les asiatiques m’ont fais plaisir, eux au moins ils assument. Le sourire faux cul, la bouffe à base de chats, le karaté, le karaoké, les appareils photos, le signe de victoire avec les deux doigts levés sur toutes leurs photos à côté des monuments étrangers. Merci à eux. Bon c’est vrai je n’ai pas donné beaucoup de détails sur la mort d’Isabelle Alonso. Mais je respecte le public féminin qui n’a pas envie de lire que les lames de rasoirs ont réduits en bouillie la langue de la pauvre chroniqueuse, sans parler de sa langue !! Essayez de crier « A l’aide » ou « Oh mon dieu » avec dix huit lames de rasoirs dans la bouche. C’est en ça qu’elle avait du mérite, jusqu’au bout elle à eut le sens du spectacle.

 Je lui ai mis moi-même la grenade dégoupillée dans la bouche. Elle aurait voulu se débattre mais hélas pas possible car j’avais pensé à lui scier les bras. Avant l’explosion j’ai mis en fond sonore le générique de son émission « On a tout essayé ».

C’est sur qu’elle a tout essayé ce soir là. Pour les mauvaises langues qui verront en ce chef d’œuvre un pur plan médiatique, se trompent. Ni elle ni moi n’avions besoin de cela pour exister dans le P.A.F. et je tire mon chapeau à cette grande dame qui malgré la douleur et la perte de dignité à su restée à genoux.

Sa mort fut l’effet d’une bombe. J’étais à nouveau sur le devant de la scène. Le maire de Montigny avait fait inaugurer une crèche « Maurice Le Vice », un musé du crime aussi fut installer dans le cimetière avec la Barba papa « Maurice » qui cartonnait chez les plus jeunes. Mais aussi pour les adolescents un gorille porte clef qui sort sa bite quand on appuie sur son dos. Là vous allez me dire que ce genre de gadget est monnaie courante, et alors je vais vous répondre « Ah ouais ?!! » et là vous allez me dire « Ouais » et moi de vous répondre « Ah ok ! ».

N’allons pas nous battre calmons nous, par contre si vous pouviez éviter de corner les pages ça serait cool. Où en étais je ?..Ah oui et alors à ce moment j’ai pris le visage de sa femme et avec une fourchette et un couteau je…Ah non ça c’est plus tard, là on en est au passage sur le musé du crime qui m’était dédié. Toutes ces choses qui me rendaient hommage m’avaient émues voir touchées. Mais je n’arrivais pas à comprendre pourquoi. Pourquoi cette émotion soudaine ?

 Je ne suis pas du genre à m’émouvoir comme une fillette d’habitude. Même je me surprenais à verser ma larme en regardant la Star Academy à la télé, lorsqu’une élève pleurait par ce qu’elle avait eut une mauvaise note en maths. J’envoyais des messages sympathiques à ma famille, « bon anniversaire Papa, ton fils meurtrier qui pense à toi ».
Même des fois je disais bonjour aux vieux dans la rue sans leur casser les jambes après à coups de maillet.

J’ai même acheté un chien que j’ai appelé « Olegentitoutou ».

C’est un bâtard, ce chien est un vrai bâtard, je ne parle pas de sa race, je parle de son attitude. Il ne pense qu’a sa gueule. Mossieur dort et faut pas l’emmerder sinon il mord !!Après Môssieur veut aller chier les croquettes qu’il a bouffer avant sa sieste, alors il faut le promener. Là Môssieur mange des merdes, sans se soucier de moi qui vais la nuit venue vouloir l’embrasser sur la bouche, après lui avoir fait une petite gâterie.

C’est un égoïste, il profite du fait que je sois faible devant sa beauté et sa fougue.

Il est heureux avec moi je lui donne pleins d’os à ronger. C’est génial d’être le chien d’un tueur en série, y’a pleins d’avantages. La semaine dernière j’avais kidnappé un gamin et avec toutes mes occupations je l’ai laissé crever dans la cave et bien entendu « Olegentitoutou » s’est pas gêné pour lui ronger les os. Y’a que les cheveux qu’il digère mal. C’est pour ça je rase toujours mes victimes je veux pas qu’il soit malade c’est normal. Ah les chiens, ils nous rendent dingues ces petites bêtes. C’est marrant comme on les aime.

Je regrette, quand j’y pense de m’être énervé contre lui.

 S’il y’a des personnes sensibles je leur conseille de ne pas lire la suite. Je l’ai trouvé dans le jardin, un beau matin de septembre, en train de se frotter contre la jambe d’un de mes nains de jardin. Alors vous allez me dire que ce n’est pas grave qu’il ne s’agit là que de personnages en plâtre etc…

Non car moi mes nains de jardin sont des enfants morts à qui j’ai scié les jambes. Donc je suis en droit de m’énerver après mon clebs !!Merde ce ne sont que des enfants, comment peut-il leur manquer de respect ?n’a t’il donc pas de cœur ? Les chiens ont-ils tous les droits ?

Alors j’ai fais ce qu’il y’avait à faire, oui c’est vrai j’ai été dur mais n’oubliez pas pourquoi je l’ai puni. Je l’ai pris entre quatre murs et je l’ai engueulé comme jamais « Oui alors comme ça, vous les chiens vous ne respectez rien, je suis pas content je vais me fâcher tout rouge !!Tu n’as plus le droit de regarder « un gars une fille » après manger !! »

Autant vous dire qu’il n’a pas fait le malin. Il était tout penaud, il n’osait rien dire. Il me regardait, implorant ma pitié…bon si je l’ai laissé regarder « Un gars une fille » c’est parce qu’il m’a promit de faire des efforts. Si il ment je me fâcherais encore plus fort.

C’est bon tu peux lire, je redeviens plus classe.

Ma vie a été bouleversée alors que je promenais mon bâtard dans le parc derrière chez moi. Ca ne m’était jamais arrivé avant. Pas de me promener dans le parc, non pas ça. Non je parle de ce sentiment étrange qui fait battre le cœur plus vite, qui rend les mains moites, et qui fait bander comme un porc…

l’amour. C’est en tout cas comme ça que les autres le nomment. Moi je l’ai appelé « Viola »

 

 Viola c’est une fille qui ne ressemble à aucune autre. Elle est vulgaire, cynique, prétentieuse et j’en passe. Elle se peint les cheveux en blond platine et se maquille comme une poupée. Elle doit mesurer pas plus d’un mètre soixante cinq. Son look babydoll Punk aux collants résilles troués me fait chavirer. J’aimerai l’étrangler jusqu'à la jouissance. Mais je n’ose l’aborder. Trop timide. Elle m’impressionne. J’adore la regarder voler dans les sacs des vieilles. J’adore la regarder jouer avec sa vie, quand elle se fait des pikouz d’héroïne.

Un jour elle m’a adressé la parole, elle m’a dit avec sa belle voix vulgaire « Dégage de là connard avec ton chien de merde »

Comme quoi, ça sert d’avoir un chien pour accoster les filles.

Je lui ai défoncé la gueule à coups de pompes, trop pudique pour lui montrer mon amour. Ah si j’avais eux un scalpel ! Mais bon c’est pas grave je pense qu’elle se rappellera de moi, avec la marque de mes chaussures incrustée sur sa joue.

Viola m’a longtemps évitée après, je l’ai pris comme une longue hésitation. C’est normal, avant de s’engager avec quelqu’un il faut prendre le temps de réfléchir. Je ne lui en veux pas, je la comprends. Elle se dit peut-être que tout ne peux pas être parfait. Derrière ma violence sans limite et mon aspect repoussant se cache peut-être un mec sincère et sympa !!Non ne t’inquiète pas je suis une ordure, je n’aime personne, je suis intolérant, raciste, homophobe, dangereux, débile, fou à lier…je te jure que je ne te ferais que du mal.

 

 

 

 

 

Quelle joie quand je l’ai revu, dans son joli sac noir. Lorsque la fermeture s’est refermée sur son visage blafard et ses jolies lèvres bleutées par le passage de la faucheuse. Elle avait été emportée par une seringue de trop. Après une bonne heure de marchandage, j’ai emmené ma poupée chez moi je l’ai empaillée pour éviter les mauvaises odeurs et tous les soirs je la fourre. Le problème c’est qu’elle ne fait pas de bruit. Mais bon je suis très exigent !! Olegentitoutout a le droit de s’amuser avec, je lui laisse Viola et il crache sa jute dans ses orifices, après je la nettoie au jet. Un jour j’ai du me fâcher car il lui avait déchiqueté son bras droit !!

Depuis que je suis amoureux et que je suis installé avec mon amoureuse, la vie me sourit. Les voisins n’appellent plus la police quand je fais du jardinage et qu’une écolière a disparue.
Le facteur m’apporte mon courrier, sans craindre une morsure de mon chien. La boulangère ricane quand je lui dis qu’elle a de belles miches. Les curés me laissent entrer dans leurs églises, même si je pisse dans leurs bénitiers (mais ça je crois qu’ils ne s’en sont jamais rendu compte, de toutes façons je les soupçonne de faire pareil que moi.
Je suis bien implanté dans ma ville. Je vis en couple j’ai un chien maintenant aussi. Mes voisins m’ont proposés de venir boire l’apéritif chez eux. Je ne sais pas quel couteau prendre je suis tout excité. Je vais habiller Viola avec une robe de ma mère. A propos de ma mère va falloir que je la vide, elle commence à sentir le renfermé. Faut dire que ça fait quinze ans qu’elle nous a quitté.
Viola est superbe avec la robe de maman. En guise de bras droit j’ai collé avec de la super glue un bras de nounours (j’avais que ça). Elle est trop marrante comme ça. Là c’est sur les voisins ils vont dire qu’on est un beau couple. J’ai toujours

 

 

 

 

 

 

rêvé qu’on me dise ça !!Qu’on me félicite sur ma vie. Sur mes enfants !!Je vais nous fabriquer des enfants la semaine prochaine, j’ai remarqué un petit garçon avec une bonne bouille dans la résidence. Je l’appellerais « Joligarsson » et je lui ferai une sœur que je nommerai « Petitepute » !
Je siffle mon chien, je prends ma femme sous mon bras et je me rends chez mes chers voisins. Ca va être sympa.

 

 

Ca fait maintenant deux ans que je suis incarcéré. Je ne suis pas dans une prison banale, ils m’ont placés à La Verrière un centre pour les dingues plus ou moins dangereux. Mes voisins sont sûrement des professeurs devenus maboules à cause de vos chiards que vous n’avez pas su élever et éduquer. Bref ça gueule dans tous les sens. Je n’arrive pas à comprendre ce que je fous avec ces cramés du ciboulot. Comment aurai je pu savoir que mon cher voisin était en fait l’inspecteur Rassat qui comble du hasard était justement sur ma piste. Ils m’ont endormis avec des gaz et me voilà enfermé dans une pièce capitonnée. Je parle beaucoup avec les infirmières, elles me racontent leurs vies, elles sont persuadées que je vais passer la mienne ici. Elles me donnent des nouvelles de dehors me donnent leurs avis sur des feuilletons de merde dont elles sont fans. C’est terrifiant.

A force de resté enfermé là, j’ai réfléchis sur ce que j’ai fais. Je ne regrette rien mais je me rends compte que je ne suis pas celui que j’imaginais. Je me voyais comme un héros d’un nouveau genre, un Batman des temps nouveaux. Mais je ne suis qu’un cauchemar ambulant. Un psychopathe comme ils disent. Certainement schizophrène  avec un complexe d’Oedipe sous jacent. C’est possible tout ça, je dis pas le contraire, je trouve ça plutôt fun même. Je suis un méchant, le bad guy. Celui qui meurt à la fin ou qui arrive à s’échapper parce que sa Déesse se transforme en avion. Je suis le croquemitaine qui vient faire flipper les mômes. C’est tripant en fait et depuis que j’ai réalisé tout ça je mets au point mes prochains méfaits. Mais pour que le film soit bon il faut un gentil digne du vilain. Un Bruce Willis, qui aurait perdu sa femme dans un accident de voiture et serait devenu alcoolique et suicidaire suite à son décès…ouais c’est pas mal ça ! Par ce que l’espèce de trou du cul qui m’a arrêté, ce Rassat…c’est Jacques Villeret croisé avec Galabru ! Tu parles d’un héros. Pour les scènes de poursuites il n’est pas crédible. Et puis physiquement le public ne va pas se reconnaître en lui. Non, faut que je trouve un autre flic avec une bonne gueule. Le Rassat dès que je sors d’ici je le brûle vivant dans sa salle à manger devant sa femme. Je pense que pendant les premières flammes je violerai sa femme devant lui histoire de le pousser un peu plus loin dans la folie. Ca doit être terrible de voir sa femme se faire foutre en l’air par un malade mental comme moi, et en même temps de sentir son corps brûler. Et cette odeur !! Ah la chaire humaine qui crame et les hurlements qui accompagne le show. C’est unique. Je ne vois pas l’intérêt de se faire incinérer. Quand on est déjà mort c’est complètement con. C’est comme dire moi pour ma mort je veux pas être enterré je veux être écartelé ou fouetté ! C’est absurde… Pourquoi vouloir bafouer son corps après la mort. Il n’y a rien de glorieux à se faire enterrer. Une fois mort c’est plus simple de rester  dix pieds sous terre sans respirer. Mais vivant, là je dis chapeau.

Bref, sorti de ce trou à rats je me devais d’honorer  Rassat et sa famille. Mais encore fallait-il que je sorte. Je n’avais qu’un seul moment où la garde était plus lâche autour de moi, c’était le mercredi matin pendant la toilette. Les gardiens du mercredi sont plus cools, il y’a Joseph qui sera à la retraite à la fin du mois et Franz un body buildé sous stéroïdes qui ne voit en moi qu’un débile gavé de médocs. J’en avale aucun depuis peu j’ai trouvé le truc, je fais le mec docile. Gentil comme un ange, je suis très convaincant. Ils ont même des doutes sur mon identité. Est-ce vraiment lui Maurice le Vice ? C’est étrange, il est si calme si sympathique.

Ces deux là en général me lâchent dans la salle de bain et discutent devant la porte sans se soucier de ce que je fais. Ils n’ont pas d’armes à feu, juste des matraques. C’est décidé mercredi les affaires reprennent.

 

Mercredi matin, Le vieillard et Rambo m’amènent à la salle de bain. J’ai envie de jouer. Je balbutie : « Mmm merci de mmmm’amener à la toi….toi…toilette. Je vais être tout propre vous êtes gentils !! »

Rambo est presque touché par mon discours. Et le doyen n’a pas tout pigé.

 

-        De rien mon grand, c’est normal, c’est notre boulot…hein Papy ?!!!

-        Oui c’est un brave petit gars !

-        Si tu continues avec ce genre de comportement tu vas sortir plus tôt que prévu mon garçon !!

-        Mmmm merci monsieur jjjjjj je ferai de mon mieux.

 

Là j’aurai mérité un Oscar, je me ferai chialer quand je suis bon comme ça.

Une fois dans la salle de bain, je me déshabille, me cache dans les faux plafonds, je passe au dessus des gardes en pleine discussion. Je sors à un couloir de là je saisie la hache de sécurité, retourne dans les faux plafonds et retourne dans ma salle de bain j’appelle Laurel et Hardy. Ils n’ont pas le temps de réagir. Je fends d’un coup le crâne de Franz et avec un léger coup de boule j’envois le grabataire au tapis puis je le décapite. Je place sa tête entre les jambes de Franz à qui j’ai libéré le sexe de son étui et placé dans la bouche du grand Shtroumph. Le tableau est saisissant.

 Le reste de l’équipe médicale est soit éventrée soit décapitée. Même s’ils sont nombreux, (une trentaine en tout) je prends le temps de créer de superbes sculptures humaines non dénuées d’humour. Après deux ans d’absence je me dois de faire un come back spectaculaire. Aussi je me rends sans attendre chez mon ex voisin : le sympathique Rassat.

Mauvaise surprise, il n’y a que sa femme et sa fille. Monsieur ne sera de retour que dans la soirée. Bon alors évidemment je refais la déco avec les boyaux de sa petite famille. Je vide son frigo. J’avais trop la dalle. Je me fais des sandwichs à base de pain de mie blanc et de beurre de cacaouettes. Finalement après quatre heures d’attente il arrive.
Cérémonial du soir, l’inspecteur retire ses godasses à l’entrée sur le pas de la porte et enfile ses chaussons en forme de pieds de coq géant. Genre de cadeaux à la con qui font rires les enfants et que les adultes adoptent sans aucun second degrés lâchant bêtement des : »Bah c’est vachement confortable ces merdes ! Non sérieusement Martine, t’as les pieds bien au chaud, c’est génial ! » En général pour les petites occases on lui avait offert des chaussettes avec le loup de Tex Avery ou une cravate fantaisie avec Droopy… Quelles merdes.

Mais bon nôtre cher inspecteur est friand de ces trucs là et après avoir enfilé ses chaussures de poulet (c’est amusant pour un flic, sa famille est vraiment désopilante), il se dirige vers ses chiottes, Télé 7 jours à la main et ne remarque pas que ses murs normalement blanc sont aujourd’hui roses voir même rouge avec des morceaux.

 Petit pipi du soir, les yeux rivés sur son journal. Il s’assoit dans son fauteuil allume la télé. Avec le zappeur il met la première chaîne, voit Lagaff et pouffe en observant l’animateur imiter le singe. Cela fait bientôt vingt minutes qu’il est entré chez lui et il n’a rien remarqué, même pas la tête de sa fille accrochée à la place de la tête du cerf qu’il avait chassé, tué et fais empailler au dessus de sa cheminée. Aucun mot adressé à sa femme, que dalle. Puis soudainement : «  On bouffe quoi ce soir chérie ? »

J’aurai aimé trouvé une réplique qui tue style : « Le cul de ta femme ! » ou « Les intestins de ta fille » mais je n’étais pas très inspiré. Je savais qu’il était armé et je ne pouvais pas me permettre de le rater. Alors simple et efficace : je l’ai assommé à coups d’extincteur sur la gueule en hommage à Dupontel dans Irréversible. Bon filme d’ailleurs mais dommage qu’on ne voit pas mieux la chatte de Bellucci mais sinon, beau film, rien à dire, beau film !!

L’inspecteur Rassat est assommé, ligoté à sa chaise face à la télé ou je lui dévoile le making off du massacre de sa famille avec le bêtisier. Très poilant le bêtisier, surtout la scène ou je n’arrive pas à couper la tête de sa fille car ma scie n’est pas assez tranchante, ce qui me fais perdre un temps fou et fais encore plus durer le calvaire de la petite. Je me la suis passée dix fois cette scène tellement je riais. Ce ne fut pas le cas de l’inspecteur, en même temps je respecte son point de vue, l’humour c’est chacun qui voit midi à sa porte. J’aimais beaucoup Galabru dans les « Gendarme de St Tropez » et notre cher inspecteur lui ressemblait tellement que je décida de ne pas le massacrer et seulement de l’enterrer vivant. Oui des fois moi aussi je peux être délicat. En tous cas moins d’une semaine après je faisais de nouveau les gros titres. Maurice le Vice était de retour. A la recherche de nouvelles victimes et surtout d’un vrai héros pour le contrer.

Le casting allait commencer…

 

Il est une peur, qui ne m’a jamais quitté depuis l’enfance. Une peur qui a sans doute, conditionné ma vie. J’avais à l’époque cinq ans, j’étais un enfant calme et réservé. J’étais très solitaire, peut-être parce que mes parents m’enfermaient dans ma chambre à double tour. Ils faisaient ça pour éviter que je fasse du mal au chien. Je lui avais crevé un œil avec un Mikado, vous savez ces petits gâteaux au chocolat en forme de tige. Je passais mes journées à imaginer des scénarios pour mes bonshommes en pâte à modeler. De temps en temps nous allions visiter le reste de la famille installée en Normandie. Souvent les adultes faisaient la fête. Moi je n’y ai pas beaucoup participé. A partir du jour où j’ai remodelé le visage de Fabrice mon petit cousin de 5 mois, ils m’ont enfermé dans un poulailler. J’avais entendu dire que le crâne des nouveaux nés était fragile et mou et qu’on pouvait les remodeler. Alors en voyant ce petit Fabrice au visage si ingrat, je me suis permis du haut de mes cinq ans de lui donner une faveur et qu’il profite de mes dons de modeleur, si souvent vanter par mes parents. Les petites cornes, n’étaient pas du meilleur goût c’est vrai, mais le nez qui rentre à l’intérieur, avouez le c’est tout de même original. Là, où pour moi la terreur à commencé, c’est lorsque j’ai vu pour la première fois ces bêtes hideuses nommées « poules ». Leur laideur m’épouvanta. Je ne pouvais plus faire un geste, j’étais tétanisé. Leur démarche syncopée, leur manque d’intérêt pour la vie et tout ce qui n’était pas du maïs ou des graines, tout cela me terrifia. Elles n’avaient peur de rien et étaient ridicules. Un chien ou même une chèvre connaissent la peur et l’expriment par une attitude. La poule non. Elle ne croit en rien, même les coq ne semblent pas les exciter. Une poule n’est pas désirable. Une poule ne fait pas attention à son apparence. La poule est d’après moi l’animal le plus inquiétant qu’il soit. Ces nuits passées en leur compagnie me rendaient comme dingue. J’avais peur qu’une d’entre elles me touche, que ses plumes me frôlent. J’aurais voulu voler au dessus d’elles, qu’elles ne puissent pas me voir, m’approcher. A chaque séjour, j’appréhendais les fêtes…le poulailler.

J’étais poulophobe. Je n’avais peur de rien, la mort, les araignées, les serpents, les requins, les insectes, ça ne me faisait rien…mais les poules bordel…

J’avais fais un cauchemar où des poules me mangeaient du maïs dans la main. Quand tout à coup un coup de révolver me réveilla. Il était là, devant moi, un énorme flingue dans la main droite et une plaque de police dans la main gauche. J’étais couché dans un lit deux places. A mes côtés le cadavre d’une jeune fille de 17 ans. J’avais tenté d’être nécrophile cette nuit là. Baiser une adolescente qui avait pioncer quatre ans sous terre ne m’excitait pas plus que ça. C’était juste pour me sentir moins con et me dire que j’avais tout essayé. Le flic qui me braquait, avait l’air flippé par le tableau qu’il avait devant lui.
J’avais jouis toute la nuit sur le visage décomposé de la petite, ce qui lui donnait un côté triste et vulgaire. Des larmes coulaient sur le visage du Keuf, il balbutia avant de me lancer :

-T’es qu’un malade…pourquoi tu fais ça ?...Elle était morte putain !! Des mecs comme toi ça ne devrait pas exister !!T’es la pire raclure qu’il soit sur terre ! je…je…je vais te buter sale merde !

-Ok fais ça vite !

Je savais qu’il était incapable de me tirer dessus. Il tremblait comme une feuille. Lorsque je le fixais, son regard était fuyant.

-Tu sais « Maurice », puisque c’est comme ça que tu te fais appeler, j’ai une gamine qui a à peu près le même âge. Et quand je vois ce que tu as fais !!Je me dis que ça aurait pu être la mienne !Hein enculé !? T’aime ça les gamines hein enculé ?

-Qui n’aime pas ça ?

-Mauvaise réponse enculé !Tu sais je peux très bien raconter que tu étais armé et que par pure légitime défense j’ai du t’abattre !

-Ouais très bonne idée. Tu pourras aussi te taper la petite. Me dis pas que ça te tente pas regarde moi ce corps !!

-Ta gueule, c’est dégueulasse…

-Ouais c’est dégueulasse, t’as raison, mais c’est tellement bon.

-Mais elle est morte putain !

-Arrête de chialer ! Soit un homme bordel !Regarde cette pauvre petite ça pourrait être la tienne et dis toi que si j’en ai l’occase je ferais pareil avec ta gamine, j’ai  pris goût à la chaire fraîche. J’ai jamais tenté une fellation avec une tête fraîchement découpée ! Quoi tu veux gerber ? tu te contrôle plus !T’as beau te cacher derrière ton enseigne, t’es comme moi. Et tu sais quoi tu sais que tu peux pas me flinguer car mon cas est inexplicable pour la plus grande part des psychiatres, je suis un cas unique. T’as pas le droit de me buter. Tu le sais et ça te dégoûte. T’aimerai être libre de me tuer mais ça ferait de toi un criminel. Tu pourrais plus regarder ta fille dans les yeux tu serais ronger par la honte. En même temps, dilemme !! Si on m’enferme je peux très bien encore m’échapper et là ta pauvre fille y passerait, car c’est sur maintenant, elle est ma raison d’être mon fantasme numéro un.

Et si tu tires ne me loupe pas car ta fille je la louperais pas.
Tu transpires mec, tu trembles, tu vas me rater. Je suis rapide mon gars. Si tu me tires pas dans la tête je te désarmes je te tue et je te bouffe.

-Ta gueule

-Arrête de chialer sur ton sort. Fallait pas rentrer ici  cowboy, tu savais ce qui t’attendait. Tu t’es foutu dans la merde tout seul, maintenant c’est trop tard. T’as pas assez de self contrôle pour réussir ton coup. Tu viens de signer pour l’enfer. Ta fille va connaître l’ultime douleur à cause de toi.
-Pas ma fille non…

-Je te laisse deux minutes pour lui téléphoner, lui dire que tu l’aimes. Fais vite avant que je change d’avis.

 

Pendant un cours instant, il a essuyé ses larmes avec la manche de son blouson de cuir. La transpiration perlait sur son front et venait se joindre aux larmes. Il saisit son portable et me dit en pleurant :

-Pas ma fille, je vous en supplie

-Elle souffrira plus que vous je vous le promet et où qu’elle se cache je la trouverai…

-…Allo Magalie, c’est Papa…je t’aime ma puce. Ton Papa t’aime très fort…je peux pas te dire mais dis à Maman qu’il faut que vous partiez très loin, très vite…

-Raccroche maintenant…et tente ta chance. Allez quoi sois un homme, une bonne fois pour toutes !!!Tire !

Il m’a tiré dans le bras gauche, et j’ai eux le temps de bondir sur lui. Je l’ai désarmé et brisé sa nuque en un craquement. Quand j’ai récupéré son portable j’ai vu qu’il n’avait pas appelé chez lui mais au commissariat. Je n’avais plus beaucoup de temps pour partir. Je me doutais que sa fille ne s’appelait pas Magalie, il avait tenté un coup de bluffe, mais pas assez poussé. J’avais ses papiers avec son adresse. Trouver sa fille allait être un jeu d’enfant.

 

Il s’appelait Alain Serouman, il avait quarante cinq ans. Il était le père d’une petite fille de dix ans. Stéphanie, blonde aux grands yeux bleus. Le portrait craché de sa mère, Anne Sophie. La petite famille habitait dans une maison plutôt bien placée. A quelques mètres d’un centre commercial, à deux pas de l’école et à un quart d’heure du salon de beauté où travaillait Anne Sophie. J’ai pris le temps de repérer les lieux et ensuite j’ai laissé passé six longs mois sans donner de mes nouvelles.

J’avais trouvé ce job plutôt sympathique d’ « aide aux devoirs ». Je pris alors réellement conscience de mes problèmes d’orthographe et de conjugaison.

Le fait d’aider les enfants me fit replonger dans des livres d’école et de me refaire une culture. Les enfants ont bien changés, leur apparence, leur « look » semble plus soucier que nous à leur âge.

Malgré leur indiscipline flagrante, et leur manque de respect pour moi, je ne les voyais pas comme de futures victimes. Non, je prenais mon travail très au sérieux. Remplissant, cahier de présence, suivant à la lettre, les objections des instituteurs. Je devais rester crédible aux yeux de mes employeurs ainsi que des parents. Stéphanie était une jeune fille discrète et seule. Dans la cours de récréation elle restait seule, les yeux brillants de tristesse, espérant que la disparition de son papa ne soit qu’un horrible cauchemar. Le choc lui avait enlevé l’appétit. L’anorexie l’avait transformé en squelette humain. Sa mère morte de chagrin, ne gardait la tête haute que pour l’amour de sa fille qu’elle voyait s’éteindre doucement,  sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Anne Sophie aimait passer du temps avec Fabrice.

Fabrice était plus jeune qu’elle de presque quinze ans. Elle appréciait sa compagnie car il était drôle et si proche de Stéphanie. Grâce à lui la petite reprenait goût à la vie. Fabrice se conduisait comme un véritable gentleman, et si la salle à manger et les chambres des filles étaient si fleuries c’était de son fait. Anne Sophie proposa avec l’accord de sa fille, à Fabrice de s’installer avec elles. Petit à petit, il devint confident, amant puis prit la place du père tant pleuré par la petite famille.


Mais hélas ce bonheur fût éphémère car Fabrice rime aussi avec « Vice » et « Maurice » et vint le temps des sacrifices.
Je me devais de les éliminer, la pitié aurait fait tâche sur mon dossier. Le rôle de père de substitue ne m’amusait guère. Bouffer des tartines mal beurrée par une morveuse, que dis je, un sac d’os qui tous les matins à l’aube venait me réveiller avec son grand sourire à la con, pour qu’on prenne le petit déj’ ensemble alors que je ne bossais que l’après midi et que je pouvais me faire une putain de grasse mat’ !

Le seul point positif, c’était Anne Sophie. La meilleure tailleuse de pipe de la planète, rien que pour ça je ne voulais pas m’en débarrasser, mais je me doutais bien, qu’en voyant le corps sans vie de sa fille, elle risquait de moins bien sucer. Elle avait le don de me réveiller en douceur, contrairement à sa fille, comme quoi ce n’est pas héréditaire.

Excusez moi pour le côté scabreux mais je ne pouvais pas vous parler d’Anne Sophie sans vous parler de ses talents.

J’avais fais un jour une promesse à un homme, celle de retrouver sa fille et de lui faire la peau. J’avais souillé sa femme, (avec son accord, je l’ai déjà dis, je suis un gentleman) et j’allais me débarrasser de sa fille.

Il n’y a rien d’élogieux de tuer une gamine de dix ans, c’est vrai mais quand on sait que j’étais devenu pour cette enfant, comme un deuxième papa, ça change un peu la donne. J’utilise le mot « papa » plutôt que « Père » pour toucher votre sensibilité et pour que vous imaginiez mieux cette petite les larmes aux yeux en train de me supplier de l’achever pour mettre fin à l’extrème douleur qui la pénètre, hurlant des « Non Papa, non ».

Alors, je ne vais pas vous décrire cette scène, dans le garage où moi et Stéphanie avons dansé nôtre dernière danse. Ni comment ma curiosité m’a poussé a vérifier, si Stéphanie avait oui ou non les mêmes talents que sa mère, pour faire du bien aux hommes. Non, je ne suis pas un monstre, non je ne vous donnerai pas une description précise de mon premier meurtre à la petite cuillère. Oui c’est vrai Stéphanie a souffert pendant plus d’une heure avant de rendre l’âme. Oui c’est vrai que j’ai maquillé le meurtre en enlèvement pour pouvoir me taper Anne Sophie encore un peu. Oui c’est vrai que ensuite, j’ai égorgé Anne Sophie avec pour la première fois de ma vie d’énormes regrets.

Cette femme me manquera beaucoup…

Voici une part de ma vie qui je l’espère vous touchera au plus profond de votre cœur. Quand à ceux qui préfèrent mes récits plus « trash » qu’ils ne s’inquiètent pas…Maurice le Vice est toujours là quelque part…dans l’obscurité d’une ruelle, dans votre grenier, votre cave dans la chambres des petits et peut-être ce soir dans votre lit…

 

Je n’avais pas regardé le journal télévisé depuis longtemps, et quelle ne fût pas ma surprise de voir combien l’homme était tombé bas. Quelle immondice, toutes ces guerres, tous ces viols, ces vols… mais pourquoi tant d’horreurs ? N’y a-t-il rien d’autre que le mal qui attire les hommes ? La nature est si bien faite, pourquoi vouloir la détruire ? Rien que d’y penser et les larmes me montent aux yeux. J’entends déjà les mauvaises langues m’accuser d’ironie. Il n’en est rien, mon œuvre n’est que purement artistique. Je ne détruit pas je crée. Je suis un artiste. Tout ces morts, ont contribués à mon œuvre.
Ceux qui m’accusent de nécrophile, de pédophile de tueur en série, de tueur psychopathe, ceux qui pensent que je tue pour le plaisir, ces gens n’ont rien compris. Dans quelques années, quand je ne serais plus de ce monde, là comme pour Van Gogh, on prendra conscience de mon immense talent.

 

 

Mon chef d’œuvre s’appelle « Maurice le vice », ma créature. Mon méchant, mon Bad guy. L’horreur incarnée. J’ai du omettre mon éducation et toute forme de sentimentalisme pour arriver à entrer dans ce personnage incroyable. Oui j’ai commis l’impensable. Je suis devenu ce monstre pour le bien de l’humanité. Il fallait redonner au Mal, ces lettres de noblesse que les religions avaient usurpées à travers leurs extrémistes. Je pense avoir exploré une grande partie de cette horreur. Mon but est atteint, j’ai réinstaurer la peur, la terreur.

Maintenant il faut mettre un terme, du moins pour quelques temps, à « Maurice ». La seule personne qui peut l’arrêter c’est  moi, ou plutôt Ulysse Lefils.

Je suis Ulysse Lefils,  conseiller municipal à Montigny le Bretonneux. Je fais parti de la majorité. L’UMP est une famille chez laquelle je me reconnais. Nous n’avons pas de réelle idéologie ni même de programme. Nôtre seule but, le pouvoir. Ecraser les autres pour régner, voilà qui ne m’éloigne pas tant que cela de « Maurice ». Je n’ai pas de limite pour y arriver. Si je dois faire cause commune avec le Front National, je le ferais. Avec le pouvoir politique, je compte bien faire de la France, un pays à mon image.

Mais avant tout il va falloir faire parler de moi, à travers un coup médiatique : Le décès de Maurice, et l’annonce d’un programme de répression pour éviter qu’un autre cas similaire se produise. Si un Maurice le Vice a pu survivre dans cette société, c’est qu’elle est malade et je compte bien la soigner.

Le corps d’un homme d’environ trente ans à été retrouvé brûlé dans une ruelle. Les affaires qu’il portait appartenaient au tueur le plus tristement célèbre du pays. Pendant une nuit entière Maurice et Ulysse s’étaient combattus. Ulysse avait assisté impuissant au dernier carnage de Maurice sur deux nouveaux nés et leur maman. Lorsqu’il arriva c’était trop tard, malgré son rôle d’homme politique de la ville, Ulysse mit sa carrière de côté pour ne porter que la cape de la justice. Le combat fut rude et enragé. Ulysse faillit  finir sous la lame de Maurice, mais il savait que son heure n’était pas venue. Recouvert d’essence Maurice a demi mort fut brûlé vif par un Ulysse assoiffé de vengeance. Après une semaine de repos forcé, Ulysse fut accueillit comme un héros. Nicolas Sarkozy en fit un exemple national et le promu au sein de l’UMP.

Les deux hommes devinrent très proches. Les français avaient un héros et la droite de nouveaux électeurs.

Pour la petite histoire, le corps calciné appartenait à un S.D.F. sans intérêt. Quand à la petite famille décimée, je n’avais que ça à me mettre sous la dent ce soir là, et il fallait au moins ça pour une belle sortie théâtrale. Maurice était mort, vive Ulysse…

 

 

15:22 Écrit par zeuskull | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note |  Facebook |